Perspectives des marchés

Actualisation du 9 novembre 2022

Déclaration relative aux risques   

Nos activités étant principalement axées sur la banque, l’assurance et la gestion d’actifs, nous nous exposons à certains risques typiques pour ces domaines financiers tels que, mais sans s’y limiter, le risque de défaut de crédit, le risque de contrepartie, le risque de concentration, les fluctuations des taux d’intérêt, le risque de change, le risque de marché, le risque de liquidité et de financement, le risque d’assurance, l’évolution de la réglementation, le risque opérationnel, les litiges avec les clients, la concurrence d’autres acteurs et de nouveaux opérateurs ainsi que les risques économiques en général. Surveillés de près et gérés par KBC dans un cadre strict, ces risques peuvent toutefois avoir une incidence négative sur la valeur des actifs ou occasionner des charges supplémentaires excédant les prévisions.

À l’heure actuelle, plusieurs grands défis attendent le secteur financier. Ceux-ci découlent principalement de l'impact de la guerre en Ukraine, non seulement directement, mais plus encore indirectement en raison de l'augmentation des prix de l'énergie et des matières premières qui en a résulté et des pénuries au niveau de l'offre, déjà sous tension à la suite de la pandémie de coronavirus. Cette situation a entraîné une poussée de l'inflation, avec à la clé des tensions à la hausse sur les taux d'intérêt, une moindre liquidité et la volatilité des marchés financiers, une dégradation des perspectives de croissance (avec une probabilité accrue d’assister à un scénario de récession ou de stagflation) et quelques inquiétudes quant à la solvabilité des contreparties dans les secteurs économiques les plus exposés. Ces risques affectent les économies mondiales, mais plus particulièrement européennes, parmi lesquelles les marchés domestiques de KBC. Le risque réglementaire et de compliance (exigences de capital, lutte contre le blanchiment de capitaux et RGPD notamment) reste par ailleurs un thème dominant dans le secteur, tout comme le renforcement de la protection du consommateur. La numérisation (tirée par la technologie) présente certes des opportunités, mais menace également le modèle économique des établissements financiers traditionnels. Les risques liés au climat revêtent par ailleurs une importance croissante. Les cyberrisques sont devenus l’une des principales menaces ces dernières années, pas uniquement pour le secteur financier, mais pour l’ensemble de l’économie. La guerre en Ukraine suscite une vigilance accrue dans ce domaine. Enfin, nous constatons que les gouvernements de toute l'Europe prennent ou envisagent des mesures de relance supplémentaires pour soutenir leurs budgets (par le biais d'une augmentation des contributions fiscales du secteur financier) ainsi que les citoyens et les entreprises (en mettant en place, par exemple, des plafonds de taux d'intérêt ou des moratoires sur le remboursement des crédits).  

Les données relatives à la gestion des risques sont reproduites dans nos rapports annuels, les rapports trimestriels et les Risk Reports, tous disponibles sur le site www.kbc.com.

Notre opinion sur la croissance économique  

Après deux trimestres consécutifs de croissance négative en rythme trimestriel, l'économie américaine a de nouveau progressé au troisième trimestre, avec un gain de 0,6% en glissement trimestriel (non annualisé), principalement grâce à la contribution positive des exportations nettes. Les deux prochains trimestres devraient toutefois être marqués par une légère contraction de l'économie, en grande partie du fait de la persistance d'une inflation élevée et d'un nouveau durcissement des conditions financières sous l’effet de la politique monétaire menée par la Fed et du fort taux de change pondéré des échanges commerciaux du dollar américain. 

Dans le même temps, après une forte croissance au cours des deux premiers trimestres de 2022, la zone euro a également connu une croissance positive au troisième trimestre (0,2% en glissement trimestriel). Les indicateurs de confiance avancés suggèrent toutefois que l'économie de la zone euro est entrée en récession technique au quatrième trimestre 2022. L’économie devrait se contracter au cours de ce trimestre et du premier trimestre 2023, pénalisée par l'impact de la crise énergétique et du durcissement des conditions financières.

Au troisième trimestre 2022, la Belgique et la République tchèque ont toutes deux enregistré une croissance négative (respectivement -0,1% et -0,4% en glissement trimestriel). Ces deux économies sont probablement entrées en récession technique au troisième trimestre, et leurs PIB réels devraient également se contracter au quatrième trimestre.

Le risque le plus sérieux pour nos perspectives de croissance à court terme en Europe réside dans l’apparition de graves pénuries énergétiques, causées par l'incapacité éventuelle de l'Europe à compenser une sévère perturbation des approvisionnements en gaz russe. Au nombre des autres risques subsistent les dysfonctionnements généraux de la chaîne d'approvisionnement causés par la pandémie, de nouvelles vagues d'infections au Covid et la vulnérabilité causée par des niveaux d'endettement élevés dans un contexte de durcissement des conditions de financement à l'échelle mondiale.

Notre opinion sur les taux d'intérêt et les taux de change

Pour lutter contre les pressions inflationnistes croissantes, la Fed a continué à relever son taux directeur au troisième trimestre, avec deux gestes de 75 points de base chacun fin juillet et en septembre, puis à nouveau 75 points de base en novembre, pour atteindre la fourchette cible actuelle de 3,75%-4,00%, soit un niveau supérieur à sa propre estimation du taux neutre à long terme. La Banque centrale américaine devrait selon nous continuer de relever son taux directeur au cours des prochains trimestres. De plus, la rationalisation du bilan de la Fed (un processus appelé 'resserrement quantitatif') est opérée à son rythme maximal depuis septembre et contribue au durcissement de la politique monétaire. Entre-temps, la BCE a elle aussi relevé l’ensemble de ses taux directeurs, de 50 points de base à la fin du mois de juillet, avant deux nouveaux gestes de 75 points de base chacun mi-septembre et fin octobre. Nous nous attendons à ce que la BCE continue à relever ces taux et à ce qu'elle commence à réduire progressivement le portefeuille de son programme d’achats d’actifs.

Après un repli modéré et temporaire dans un premier temps en juillet sous l’effet des positions prises en vue d'une crainte croissante de récession, les rendements à 10 ans américains et allemands ont confirmé leur tendance à la hausse synchrone à compter de début août, moment auquel les marchés ont acquis la conviction que tant la Fed que la BCE étaient pleinement déterminées à rétablir la stabilité des prix. Au total, les rendements des obligations à 10 ans américaines et allemandes ont augmenté d'environ 100 points de base entre le début du troisième trimestre et la mi-octobre.

Au troisième trimestre, l'euro (EUR) a continué de se déprécier face au dollar américain (USD). Cette tendance reflète surtout la vigueur généralisée de l’USD par rapport à la plupart des autres devises, à la faveur du cycle de hausse des taux de la Fed. En ce qui concerne plus particulièrement le taux de change de l'EUR, les facteurs de vulnérabilité liés à la crise énergétique qui sévit ont également joué un rôle important. Dans la mesure où ces facteurs sont susceptibles de perdurer au cours des prochains trimestres, nous nous attendons à ce que l'EUR se déprécie davantage jusqu’à valoir autour de 0,95 USD, avant de toucher son point bas et de se raffermir à nouveau de façon très progressive.

La couronne tchèque (CZK) est restée assez volatile au troisième trimestre, oscillant autour de sa valeur actuelle de 24,50 CZK pour 1 EUR dans des fourchettes relativement larges. Les interventions ciblées de la Banque nationale tchèque (CNB) sur le marché des changes ont eu pour effet de soutenir le taux de change de la CZK. La CNB a laissé son taux directeur inchangé à 7%, un niveau qui devrait constituer le point haut du cycle de resserrement actuel. Cela pourrait induire une érosion supplémentaire de la CZK face à l’EUR au cours des prochains trimestres, avant une reprise progressive. De nouvelles interventions ciblées de la CNB sur le marché des changes, si nécessaire, devraient permettre de stabiliser la CZK par rapport à l'EUR dans les prochains trimestres.

Afin de lutter contre l'inflation élevée, la Banque nationale de Hongrie (NBH) a relevé son taux de base en procédant à quatre interventions, le portant ainsi de 7,75% à son niveau actuel de 13%. La NBH a fait savoir que s'agissant du taux de base, ce niveau marquerait la fin de son cycle de resserrement. Pendant la majeure partie du troisième trimestre, le taux de change du forint hongrois (HUF) par rapport à l'EUR s'est avéré volatil mais globalement stable. Depuis la deuxième quinzaine de septembre, le HUF s'est pourtant vivement déprécié, principalement en raison des inquiétudes des marchés quant à l'impact de la crise énergétique, en particulier sur la balance des paiements courants, et des craintes suscitées par une récession économique mondiale. Après l'instauration par la NBH de mesures spécifiques en matière de taux d'intérêt visant les investisseurs internationaux, le HUF s'est partiellement redressé. Il n'en reste pas moins qu'il s'est fortement déprécié vis-à-vis de l'EUR si l'on compare avec le taux de change observé au début de l'année 2022.

Vous trouverez des informations détaillées dans la section KBC Economics

 

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