Perspectives des marchés

Actualisation du 12 mai 2022

Déclaration relative aux risques   

Nos activités étant principalement axées sur la banque, l’assurance et la gestion d’actifs, nous nous exposons à certains risques typiques pour ces domaines financiers tels que, mais sans s’y limiter, les risques de défaut de crédit, les risques de contrepartie, le risque de concentration, les fluctuations des taux d’intérêt, les risques de change, les risques de marché, les risques de liquidité et de financement, les risques d’assurance, l’évolution de la réglementation, les risques opérationnels, les litiges avec les clients, la concurrence d’autres acteurs et de nouveaux opérateurs ainsi que les risques économiques en général. Surveillés de près et gérés par KBC dans un cadre strict, ces risques peuvent toutefois avoir une incidence négative sur la valeur des actifs ou occasionner des charges supplémentaires excédant les prévisions.

À l’heure actuelle, nous estimons qu’un certain nombre d’éléments constituent le principal défi pour le secteur financier. Ceux-ci découlent principalement de l'impact de la guerre en Ukraine, non seulement directement, mais plus encore indirectement en raison de l'augmentation des prix de l'énergie et des matières premières qui en a résulté et des pénuries au niveau de l'offre, laquelle était déjà sous tension à la suite de la pandémie de coronavirus. Cette situation a entraîné une poussée de l'inflation, avec à la clé des tensions à la hausse sur les taux d'intérêt, une volatilité sur les marchés financiers, une dégradation des perspectives de croissance et quelques inquiétudes quant à la solvabilité des contreparties dans les secteurs économiques les plus exposés. Ces risques affectent les économies mondiales, mais plus particulièrement européennes, parmi lesquelles les marchés domestiques de KBC. Le risque réglementaire et de compliance (exigences de capital, lutte contre le blanchiment de capitaux et RGPD notamment) reste par ailleurs un thème dominant dans le secteur, tout comme le renforcement de la protection du consommateur. La numérisation (tirée par la technologie) présente certes des opportunités, mais menace également le modèle économique des établissements financiers traditionnels. Les risques liés au climat revêtent par ailleurs une importance croissante. Enfin, les cyber-risques sont devenus l’une des principales menaces ces dernières années, pas uniquement pour le secteur financier, mais pour l’ensemble de l’économie. La guerre en Ukraine suscite une vigilance accrue dans ce domaine.

Les données relatives à la gestion des risques sont reproduites dans nos rapports annuels, les rapports trimestriels et les Risk Reports, tous disponibles sur le site www.kbc.com.

Notre opinion sur la croissance économique  

Après avoir enregistré une croissance exceptionnellement forte du PIB réel de 1,7% en glissement trimestriel au quatrième trimestre 2021, l'économie américaine s'est contractée de manière inattendue (de -0,4% par rapport au trimestre précédent) au premier trimestre 2022. Les chiffres décevants des exportations (brutes) ont notamment pesé sur l'économie américaine. Dans le même temps, le taux de croissance en glissement trimestriel de la zone euro a légèrement décéléré, à 0,2%. La croissance économique a par ailleurs très légèrement ralenti au premier trimestre pour atteindre 0,3% en Belgique et 0,7% en République tchèque. En ce qui concerne le deuxième trimestre 2022, nous nous attendons à ce que la guerre en Ukraine affecte plus gravement l'économie européenne que son homologue américaine. Dès lors, au deuxième trimestre, une stagnation économique ne peut être exclue dans la zone euro. 

Le risque le plus important pour nos perspectives de croissance à court terme est lié aux répercussions économiques de l'invasion russe en Ukraine. Des prix durablement plus élevés de l'énergie et des matières premières d’une manière générale peuvent entraîner un choc tarifaire encore plus fort et peser encore davantage que ce qui est actuellement anticipé sur la consommation des ménages et l'activité des entreprises. Ce risque comprend également l’aggravation à court terme des goulets d'étranglement, qu’ils soient nouveaux ou préexistants, et des perturbations subies par les chaînes de production et d'approvisionnement. Qui plus est, les risques pour l’activité économique liés à la pandémie n'ont pour l’heure pas définitivement disparu et pourraient ressurgir courant 2022, comme c'est actuellement le cas pour l'économie chinoise. Enfin, l'accumulation mondiale de la dette crée des vulnérabilités, a fortiori maintenant que les conditions de financement ne sont plus aussi soutenues par une politique monétaire accommodante.


Notre opinion sur les taux d'intérêt et les taux de change

En mars 2022, la Fed a mis un terme à ses achats nets d'actifs et relevé son taux directeur de 25 points de base, avant un nouveau relèvement de 50 points de base début mai, dans un contexte de pressions inflationnistes croissantes. Nous prévoyons que la Fed continuera de relever son taux directeur au cours des prochains trimestres. En outre, la réduction du bilan de la Fed est sur le point de commencer, vraisemblablement dès le deuxième trimestre. En parallèle, la BCE a suspendu ses achats nets dans le cadre de son programme d'achat d'urgence en cas de pandémie (PEPP) en mars 2022. Les achats nets effectués dans le cadre de son programme général d'achat d'actifs (APP) devraient prendre fin au troisième trimestre, avant une première hausse de 25 points de base du taux de dépôt de la BCE en septembre et des relèvements supplémentaires lors des réunions suivantes. 

Les rendements à 10 ans ont augmenté aux États-Unis et en Allemagne au cours du premier trimestre, principalement sous l’effet des attentes du marché concernant la normalisation de la politique monétaire. L'euro s'est nettement déprécié par rapport au dollar américain au premier trimestre. L'affaiblissement de l'euro résulte en partie du creusement des différentiels de taux d'intérêt entre la zone euro et les États-Unis, mais aussi des conséquences de la guerre en Ukraine, plus graves pour l'économie européenne. La monnaie unique devrait se redresser après avoir touché son point bas et se raffermir progressivement vis-à-vis du dollar américain.

La couronne tchèque (CZK) s'est appréciée au cours du premier trimestre et continuait de se raffermir au début du deuxième trimestre. Une dépréciation temporaire est toutefois survenue début mars à la suite de l'invasion russe en Ukraine. Les interventions temporaires de la Banque nationale tchèque (CNB) sur le marché des changes ont stabilisé la couronne tchèque et la reprise observée par la suite a été soutenue par le relèvement du taux directeur de la CNB. La CNB a relevé son taux de prise en pension à deux semaines en deux temps, le faisant passer de 3,75% à 5% au cours du premier trimestre, avant de procéder à une nouvelle hausse de 75 points de base le portant à 5,75%, au début du mois de mai. Nous prévoyons un nouveau relèvement des taux en juin, qui marquera probablement le point culminant du cycle de resserrement monétaire actuel. Dans la logique du différentiel de taux d'intérêt positif, la CZK devrait continuer à s'apprécier par rapport à l'euro au cours des prochains trimestres.    

Dans l'ensemble, le forint hongrois (HUF) s'est légèrement déprécié par rapport à l’euro au premier trimestre. Au cours de cette période, le taux de change du HUF a néanmoins fait preuve d’une relative volatilité. Le forint s'est en effet brutalement déprécié à la veille de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, début mars. Son redressement ultérieur est principalement attribuable au creusement des différentiels de taux d'intérêt avec la zone euro, une tendance qui devrait selon nous perdurer jusqu'à la fin de l'année 2022. La Banque nationale de Hongrie a relevé son taux de base de 2,40% au début du premier trimestre à 4,4% fin mars. Fin avril, elle a encore majoré son taux de base pour le porter à 5,4% et un resserrement supplémentaire est attendu au deuxième trimestre. 

Vous trouverez des informations détaillées dans la section KBC Economics

 

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