Belgique

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Perspectives économiques pour la Belgique 

L'estimation rapide de la croissance belge au dernier trimestre 2025 est ressortie à 0,2% en glissement trimestriel. Ce chiffre est légèrement inférieur à ce que nous attendions et signale une légère décélération par rapport à la croissance de 0,3% enregistrée en moyenne au cours des trois trimestres précédents. La croissance du quatrième trimestre a été inférieure à celle de la zone euro (+0,3%) et a été tirée par l'activité dans les services (+0,3%) et la construction (+0,4%), tandis que l'industrie a enregistré une croissance négative (-0,6%) (voir figure BE1). Pour l'ensemble de l'année 2025, la croissance du PIB en volume a ralenti à 1,0%, contre 1,1% en 2024. La ventilation des composantes du quatrième trimestre n'a pas encore été publiée, mais les détails des trois premiers trimestres indiquent déjà que la croissance de 2025 a été soutenue par la demande intérieure finale (la consommation privée en particulier) et les variations de stocks, tandis que les exportations nettes ont été un frein. Après avoir connu trois années consécutives de croissance plus forte, la Belgique n'a plus fait mieux que la zone euro en 2025, où la croissance annuelle s'est élevée à 1,5%. Dans une perspective à plus long terme, l'activité économique en Belgique au 4e trimestre 2025 était supérieure de 8,5% à son niveau d'avant la pandémie (4e trimestre 2019), contre 7,3% dans la zone euro.

Croissance économique régionale

2025 a été une nouvelle année difficile pour l'industrie belge. Après s'être contractée de 1,0% en 2024, la valeur ajoutée du secteur n'a progressé que de 0,2% en termes réels en 2025, tandis que celle de la construction et des services a augmenté respectivement de 3,8% et de 0,9%. Les chiffres de la croissance régionale sont publiés avec un certain retard par rapport aux chiffres du PIB national, ce qui signifie que l'on ne sait pas pour l'instant dans quelle mesure l'activité économique a progressé différemment dans les trois régions belges en 2025. La Flandre ayant un secteur manufacturier relativement plus important et une économie plus ouverte que la Wallonie et Bruxelles, la région a probablement été plus affectée par la morosité de l'industrie et l'environnement extérieur toujours tendu.

En 2024, année pour laquelle l'Institut des comptes nationaux (ICN) a récemment publié des données sur la croissance régionale, la croissance de la Flandre était déjà fortement affectée par la faiblesse de l'industrie. Cette année-là, la Flandre n'a enregistré qu'une croissance économique générale de 0,7%, contre 1,2% et 1,4% en Wallonie et à Bruxelles, respectivement. Un an plus tôt, en 2023, la croissance dans trois régions était de 1,9% (Flandre), 1,8% (Wallonie) et 1,4% (Bruxelles). C'est donc en 2024 que la Flandre a connu le ralentissement le plus prononcé. Dans une perspective plus longue, la croissance en Flandre depuis 2008 reste néanmoins supérieure à celle des deux autres régions (voir figure BE2).

Scénario inchangé

La hausse de la confiance des entreprises et des consommateurs en janvier a compensé la forte baisse enregistrée au cours du dernier mois de 2025. Le climat s'est redressé dans tous les secteurs étudiés, à l'exception des services aux entreprises. Dans l'industrie, le rebond est dû à une évaluation plus optimiste des carnets de commandes (totales et à l'exportation). L'utilisation des capacités dans ce secteur a toutefois légèrement diminué. Dans l'enquête auprès des consommateurs, les attentes en matière de chômage ont encore baissé, l'indicateur atteignant un niveau historiquement bas en Wallonie (voir figure BE3).

Les personnes interrogées, en particulier en Wallonie, pensent que le chômage diminuera à la suite de la décision politique de limiter la durée des allocations de chômage. Cela contraste avec l'évolution récente des taux de chômage régionaux (basés sur des données administratives). Alors qu'une hausse du taux au second semestre 2025 a été observée dans les trois régions, elle a été plus prononcée en Wallonie (voir figure BE4). Le taux de chômage de la Belgique (basé sur la définition harmonisée d'Eurostat) a également augmenté au second semestre 2025, passant de 6,0% en juillet à 6,4% en décembre. Sur l'ensemble de l'année 2025, le taux harmonisé s'est élevé en moyenne à 6,2%, contre une moyenne de 5,7% en 2024.

Comme en janvier, nous avons décidé de maintenir inchangées les perspectives de croissance du PIB réel belge à 1,1% et 1,3% pour 2026 et 2027, respectivement. Les prévisions pour toutes les autres variables macroéconomiques, y compris l'inflation, sont également restées inchangées. L'inflation belge IPCH pour janvier s'est établie à 1,4% en glissement annuel, en baisse par rapport à 2,2% en décembre. Ce recul est dû à une forte baisse de l'inflation énergétique, de -4,4% à -9,0%, tandis que l'inflation de base (hors énergie et alimentation) a légèrement augmenté, de 3,0% à 3,1%. Au sein de cette dernière catégorie, l'inflation des services a baissé, tandis que l'inflation des biens industriels non énergétiques a augmenté. L'inflation de base des biens en janvier 2026 a été forte, en raison d'effets de base, car la baisse des prix d'un mois sur l'autre (traditionnellement causée par les soldes d'hiver) a été exceptionnellement forte en janvier 2025. Dans notre scénario, nous continuons à prévoir que l'inflation belge basée sur l'IPCH sera en moyenne de 1,9% et de 2,0% cette année et l'année prochaine, respectivement.

Prévisions économiques février 2026

Comptes nationaux (croissance réelle en %)

 202520262027
Consommation privée1,71,01,3
Consommation publique1,41,10,5
Investissements en capital fixe-0,43,33,4
Investissements des entreprises2,84,13,2
Investissements publics-4,53,17,0
Investissements en construction-8,40,01,9
La demande intérieure finale (hors variation des stocks)1,21,61,6
Variation des stocks (contribution à la croissance)0,20,00,0
Exportations de biens et de services-0,3-1,10,6
Importations de biens et de services0,0-0,51,0
    
Produit intérieur brut (PIB), calculé à partir de chiffres trimestriels1,01,11,3
    
Revenu disponible des ménages0,90,71,0
Taux d'épargne brut des ménages (en % des revenus disponibles)12,211,811,6
        9/2/2026

Indicateurs d'équilibre

      
 202520262027
Inflation (hausse annuelle moyenne, en %)   
Prix à la consommation 3,01,92,0
Indice santé2,61,92,1
    
Marché du travail   
Emploi intérieur (variation en cours d’année, en ‘000)19,630,040,0
Taux de chômage (fin d’année, définition Eurostat)6,46,26,0
    
Finances publiques (en % du PIB, avec les politiques actuelles)   
Solde de financement-5,3-5,5-4,9
Dette publique106,9109,0110,8
    
Compte courant (en % du PIB)-1,1-1,3-1,5
    
Prix des maisons (variation au cours de l’année, logements existants et nouveaux, en %)3,33,43,2
        9/2/2026

Autres prévisions et mises à jour

Monde

Europe centrale et orientale