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La Banque du Canada se sent plutôt à l’aise

Les marchés

La semaine prochaine (BCE) et la dernière semaine de juillet surtout, les grandes banques centrales (la Fed, la BoE et la BoJ) feront la lumière sur leur approche par rapport à l’environnement actuel, changeant et incertain. Hier, la Banque du Canada (BoC) a déjà pris les devants.

Comme prévu, la BoC a maintenu le taux directeur inchangé, à 2,25%. Malgré le contexte international imprévisible, cela fait un certain temps que le gouverneur Tiff Macklem et son conseil de direction tiennent un discours en ce sens. Le niveau de 2,25% est considéré comme se situant dans la fourchette basse du niveau “neutre”. Après une pause, la BoC avait abaissé le taux à ce niveau “modéré” en septembre et en octobre de l’année dernière, accentuant ainsi la dynamique d’assouplissement qui avait commencé mi-2024, pour donner de l’oxygène à l’économie canadienne dans le cadre de l’adaptation aux défis posés par la politique commerciale américaine.

Hier, la BoC disposait d’une mise à jour économique. Elle a encore revu à la baisse la croissance pour cette année, de 1,2% à 0,7%, bien que ce soit surtout à cause d’un premier trimestre plus faible que prévu; pour le deuxième trimestre, la BoC espère que les choses s’amélioreront. En ce qui concerne 2027 et 2028, la croissance devrait s’élever à 1,8%, à mesure que les capacités de production sous-exploitées se réveillent. Quant à l’inflation (3,1% en mai; les chiffres de juin seront publiés la semaine prochaine), la BoC s’attend à ce qu’elle refroidisse plus tard dans l’année et retombe à 2% début 2027. L’inflation sous-jacente se situe toujours autour des 2%, et la BoC part du principe que cela ne changera pas. Si le scénario économique se réalise, la BoC sera en bonne voie d’accomplir son mandat. Par rapport aux risques, en juin, le gouverneur Macklem indiquait encore explicitement que la BoC interviendrait plus fermement (si nécessaire, en opérant en plus d’un relèvement) si l’inflation flambait malgré tout. La formulation est devenue plus neutre (l’intervention politique sera mesurée). Conclusion: la BoC n’est pas pressée d’adapter le taux directeur.

C’est aussi ce que le marché a compris. Après la décision de politique, les taux canadiens à court terme ont encore diminué (taux à 2 ans: ‑5 pb). Les marchés monétaires ont une nouvelle fois revu à la baisse la probabilité d’un relèvement de taux cette année (60% pour décembre). Par ailleurs, la paire USD/CAD est sensible au sentiment général vis-à-vis du dollar américain. Il y a peu, la rhétorique anti-inflation plus vigoureuse du président de la Fed Warsh l’a poussée à 1,425, un niveau historiquement faible, mais toujours inférieur au sommet pluriannuel de 1,479 de l’année passée. Avec un taux directeur inchangé de 2,25%, un véritable soutien des taux (réels) n’est pas à l’ordre du jour pour le dollar canadien. Toutefois, si l’économie canadienne reprend petit à petit, il se peut que le marché tienne déjà compte de beaucoup de nouvelles négatives (côté taux). Et relativement parlant, l’on peut se demander si l’USD a encore beaucoup de bonnes nouvelles à attendre. La zone 1,4250/1,46 pourrait s’avérer un niveau de résistance solide (support pour le CAD). De même, la paire EUR/CAD cote à un niveau historiquement (très) élevé et manifeste des signes de plafonnement.
 

USD/CAD (rood) en EUR/CAD (blauw): Hoeveel slecht (rente)nieuws verdisconteert de loonie al?

Bron: Bloomberg

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Ce document a été préparé par le desk KBC – Economic Markets et n'a pas été rédigé par le département Research.  Le desk est composé de Mathias Van der Jeugt, Peter Wuyts en Mathias Janssens, analysts  à KBC Bank N.V., entreprise réglementée par l'Autorité des marchés et des services financiers (FSMA). Ces recommandations de marché sont le résultat d'une analyse qualitative, dans laquelle il y a place pour l'expérience passée et les évaluations personnelles. Les avis sont basés sur les conditions actuelles du marché et peuvent être modifiés à tout moment. Les contributions les plus importantes proviennent de données accessibles au public, de nouvelles financières, de la politique économique et monétaire et d'analyses techniques actuelles. Le desk desk KBC – Economic Markets a fait des efforts raisonnables pour obtenir ces informations de sources qu'il considère comme fiables, mais le contenu de ce document a été préparé sans faire une analyse substantielle de ces sources. Aucune évaluation n'a été faite pour déterminer si ces informations sont appropriées ou non pour un investisseur particulier. Les avis sont nos avis actuels à la date indiquée sur ce document et peuvent différer des recommandations précédentes en raison de l'évolution des conditions du marché. Les auteurs ne garantissent pas l'exactitude, l'exhaustivité ou la valeur (commerciale ou autre) de ce document. De même, les auteurs ne sont pas responsables envers quiconque reçoit ce résumé de toute perte ou dommage (qu'il s'agisse d'un délit (y compris la négligence), d'une rupture de contrat, d'une violation de la loi ou d'autres obligations) résultant d'un acte ou d'une omission sur la base de ce contenu, ou de toute réclamation contre les auteurs concernant le contenu ou les informations contenues dans ce document. Toutes les opinions exprimées dans le présent document reflètent le jugement au moment de la préparation de l'examen et sont susceptibles d'être modifiées sans préavis. Étant donné la nature de cet avis (lié à la monnaie et aux taux d'intérêt), il n'est généralement pas de nature spécifique.   Il n'y a donc aucune référence à un quelconque contrat de financement d'entreprise et il n'y a donc pas de vue d'ensemble sur 12 mois basée sur les différents avis. Ce document n'est valable que pour une période très limitée, en raison de l'évolution rapide des conditions du marché.

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