Perspectives des marchés

Actualisation du 11 février 2021


Notre opinion  sur la croissance économique : 

Après un rebond très vigoureux au troisième trimestre, la croissance économique européenne a sensiblement marqué le pas au quatrième trimestre. Dans la zone euro, la croissance en glissement trimestriel est de nouveau repassée en dessous de zéro, tandis que la croissance économique en Belgique et en République tchèque est restée légèrement positive. Les nouvelles mesures de lutte contre la pandémie prises dans le sillage de la résurgence des cas de Covid-19 ont largement contribué à cette situation. L’écart constaté entre un secteur des services fragile et un secteur manufacturier plus résistant n’est pas passé inaperçu. Le secteur manufacturier s’est relativement bien maintenu, aidé par sa plus grande exposition aux exportations, ce qui signifie qu'il a également bénéficié de la reprise économique plus favorable en Chine et aux États-Unis. 

La deuxième vague de la pandémie s’est encore accélérée vers la fin de l’année 2020. Le quatrième trimestre a néanmoins laissé entrevoir des signes d'amélioration. L'approbation de plusieurs vaccins et le lancement des campagnes de vaccination ont notamment fait naître l'espoir que la pandémie pourrait s'avérer au final un phénomène temporaire. L'accord entre l'UE et le Royaume-Uni à la fin de l'année 2020 a également réduit l'incertitude quant aux futures relations commerciales, bien que l'accord soit encore loin d'être finalisé. La conclusion des élections présidentielles américaines a également permis la dissipation d’un autre risque politique majeur. Au début de l’année 2021, le principal risque économique semble prendre la forme d'une éventuelle troisième vague pandémique et d'obstacles inattendus à la campagne de vaccination.   

L’année 2021 sera une année de transition. L'impact des programmes de vaccination sur la reprise économique sera probablement de plus en plus visible au second semestre. Nous prévoyons une reprise accélérée de l'économie européenne à partir du second semestre 2022. 

Notre opinion sur les taux d'intérêt et les taux de change :

La politique monétaire et budgétaire continue de soutenir les économies des États-Unis et de la zone euro. La Fed et la BCE devraient selon nous conserver des taux directeurs inchangés au cours des années à venir. En outre, l'extension de la taille et de la durée du programme d'urgence pandémique de la BCE en décembre laisse penser que le contexte de taux d'intérêt à long terme bas perdurera un certain temps. Nous nous attendons également à ce que les spreads souverains intra-UEM - et les spreads souverains bulgares - se maintiennent globalement autour de leurs actuels niveaux comprimés.

Le taux de change du forint hongrois par rapport à l'euro s’est avéré assez volatil au cours du quatrième trimestre et, dans l'ensemble, a terminé le trimestre pratiquement inchangé. Le forint hongrois devrait se raffermir quelque peu par rapport à l'euro au cours du premier semestre 2021, ce qui permettra à la Banque centrale hongroise d'assouplir à nouveau sa politique monétaire. Grâce au soutien des taux d'intérêt à long terme, la couronne tchèque s'est renforcée par rapport à l'euro au cours du quatrième trimestre. Nous pensons que la Banque nationale tchèque relèvera son taux directeur de 25 points de base au second semestre 2021.  

Le taux de change du dollar américain par rapport à l'euro s'est encore affaibli au quatrième trimestre, principalement en raison du faible soutien des taux d'intérêt réels. Une légère dépréciation supplémentaire est possible à court terme, mais nous prévoyons une stabilisation générale du dollar en 2021, principalement en raison de la montée des taux d'intérêt à long terme aux États-Unis.

Nos principaux défis :

À l’heure actuelle, nous estimons qu’un certain nombre d’éléments constituent le principal défi pour le secteur financier. Ceux-ci proviennent essentiellement de l'impact de la crise du coronavirus sur l’économie mondiale et plus particulièrement sur le secteur financier (y compris les risques de crédit et de marché ainsi que l’incidence des taux d'intérêt durablement bas sur nos résultats). Ces risques s’ajoutent aux risques en lien avec les évolutions macroéconomiques et politiques qui affectent l'économie mondiale et européenne, y compris les marchés domestiques de KBC. Le risque réglementaire et de compliance (lutte contre le blanchiment de capitaux et RGPD notamment) reste un thème dominant dans le secteur, tout comme le renforcement de la protection du consommateur. La numérisation (tirée par la technologie) présente certes des opportunités, mais menace également le modèle d'entreprise des établissements financiers traditionnels. Les risques liés au climat revêtent par ailleurs une importance croissante. Enfin, les cyber-risques sont devenus l’une des principales menaces ces dernières années, pas uniquement pour le secteur financier, mais pour l’ensemble de l’économie.


Vous trouverez des informations détaillées dans la section KBC Economics

 

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