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Perspectives des marchés

Mentions légales: les perspectives, prévisions et déclarations relatives aux développements futurs sont fondées sur des suppositions et des estimations. Les déclarations relatives aux développements futurs sont incertaines par nature. Divers facteurs peuvent avoir pour effet que les résultats et développements effectifs présentent des écarts importants par rapport aux déclarations initiales. De plus, il n’existe pour KBC aucune obligation d’actualiser le texte à chaque nouveau développement.

KBC Economics

Actualisation du 12 février 2026

Déclaration relative aux risques   

Nos activités étant principalement axées sur la banque, l’assurance et la gestion d’actifs, nous nous exposons à certains risques typiques pour ces domaines financiers tels que, mais sans s’y limiter, le risque de défaut de crédit, le risque de contrepartie, le risque de concentration, les fluctuations des taux d’intérêt, le risque de change, le risque de marché, le risque de liquidité et de financement, le risque d’assurance, l’évolution de la réglementation, le risque opérationnel, les litiges avec les clients, la concurrence d’autres acteurs et de nouveaux opérateurs ainsi que les risques économiques en général. Surveillés de près et gérés par KBC dans un cadre strict, ces risques peuvent toutefois avoir une incidence négative sur la valeur des actifs ou occasionner des charges supplémentaires excédant les prévisions.

À l’heure actuelle, plusieurs grands défis attendent le secteur financier. Ceux-ci découlent principalement des risques géopolitiques, qui ont considérablement augmenté au cours des dernières années (notamment la guerre en Ukraine, les conflits au Moyen-Orient et les guerres commerciales attisées par les politiques douanières américaines et, plus récemment, les tensions concernant le Groenland). Ils entraînent ou sont susceptibles d’entraîner des chocs dans le système économique mondial (par exemple, au niveau du PIB et de l'inflation) et sur les marchés financiers (y compris les taux d'intérêt). Les économies européennes, dont les marchés domestiques de KBC, ne sont pas épargnées, ce qui crée un environnement commercial incertain, y compris pour les institutions financières. Le risque réglementaire et de compliance (exigences de capital, lutte contre le blanchiment de capitaux, RGPD et ESG/durabilité) reste par ailleurs un thème dominant pour le secteur, tout comme le renforcement de la protection du consommateur. La numérisation (tirée par la technologie, y compris l’IA) présente des opportunités, mais menace aussi le modèle d'entreprise des établissements financiers traditionnels. Les risques liés au climat et à l’environnement revêtent par ailleurs une importance croissante. Les cyberrisques sont devenus l’une des principales menaces ces dernières années, pas uniquement pour le secteur financier, mais pour l’ensemble de l’économie. La guerre en Ukraine et les tensions géopolitiques en général ont entraîné une hausse des attaques dans le monde entier. Enfin, les gouvernements de toute l'Europe prennent des mesures de relance supplémentaires pour soutenir leurs budgets (par le biais d'une augmentation des contributions fiscales du secteur financier), mais aussi leurs citoyens et les entreprises (en plafonnant, par exemple, les taux d'intérêt des crédits ou en plaidant pour des taux d'intérêt plus élevés sur les comptes d'épargne).

Les données relatives à la gestion des risques sont reproduites dans nos rapports annuels, les rapports trimestriels et les Risk Reports, tous disponibles sur le site www.kbc.com.

Notre opinion sur la croissance économique  

L'activité économique des États-Unis a progressé à un rythme estimé à 0,7% (non annualisé) au quatrième trimestre 2025, contre 1,1% au troisième trimestre. Cette évolution résulte principalement de la résilience du marché du travail et des investissements des entreprises. La dynamique de croissance globale en 2026 devrait rester globalement stable, conforme à son potentiel.

Au quatrième trimestre, la croissance économique de la zone euro (0,3%) a été conforme à celle du troisième trimestre (nos pays principaux, la Belgique, la République tchèque, la Hongrie, la Slovaquie et la Bulgarie enregistrant respectivement une croissance de 0,2%, 0,5%, 0,2%, 0,2% (estimation) et 0,9% (estimation)). Dans l'ensemble, la croissance dans la zone euro et sur nos marchés stratégiques devrait s'accélérer modérément au cours de l'année 2026 grâce aux dépenses budgétaires, aux investissements dans les infrastructures et à la consommation privée.

Toutefois, l'environnement reste difficile pour le commerce mondial et les risques géopolitiques récents, tels que la reprise et l'escalade des tensions commerciales, s’intensifient à nouveau, ce qui pourrait avoir d’importantes répercussions sur nos marchés stratégiques. Le principal risque interne reste l'incertitude politique, avec, par exemple, les prochaines élections législatives en Bulgarie et en Hongrie.

Notre opinion sur les taux d'intérêt et les taux de change

Dans la zone euro, l'inflation globale et l'inflation de base ont reculé en janvier à respectivement 1,7% et 2,2%. Bien que l'inflation de base demeure élevée, elle devrait continuer à diminuer progressivement pour atteindre le taux cible de 2%. L’inflation dans la zone euro devrait toutefois tomber temporairement en dessous de l'objectif de 2% en 2026 en raison de l'évolution des prix de l'énergie en glissement annuel. Aux États-Unis, l'inflation globale et l'inflation de base sont restées stables en décembre, pointant à respectivement 2,7% et 2,6%, mais sont restées obstinément supérieures à l'objectif de la Fed. Toutes deux devraient toutefois également converger progressivement vers le taux cible de 2% à moyen terme.

La BCE a de nouveau confirmé son taux de dépôt de 2% lors de sa réunion de février, indiquant qu'elle est en bonne position pour réagir aux événements futurs, si nécessaire. Nous en concluons que ce chiffre de 2% correspond probablement au point bas du cycle des taux d'intérêt de la BCE.

Au quatrième trimestre, la Fed a abaissé son taux directeur à deux reprises, de 25 points de base à chaque fois, le portant à 3,625%. Compte tenu de la résilience du marché du travail américain et du fait que l'inflation reste supérieure à l'objectif fixé, la Fed a maintenu ses taux inchangés lors de sa réunion de janvier. Une nouvelle baisse de taux au troisième trimestre, suivie d'une autre au quatrième trimestre (de 25 points de base à chaque fois) ramènera probablement le taux directeur à un niveau "neutre" d'ici à la fin de 2026.

Depuis le début du quatrième trimestre, les rendements allemands et américains à 10 ans ont progressé d'environ 20 et 10 points de base, respectivement, pour atteindre leur niveau actuel d'environ 2,85% et 4,30%. Alors que la hausse des rendements allemands reflète principalement une nouvelle décompression de la prime de terme, celle des rendements américains est essentiellement imputable à l’augmentation des primes de risque sur les actifs américains déclenchée par une nouvelle vague de risques géopolitiques.

La Banque nationale tchèque (CNB) a maintenu son taux directeur inchangé à 3,50% lors de sa réunion de février, ce qui devrait marquer la fin de son cycle d'assouplissement. La banque centrale devrait s’en tenir à cette politique de taux légèrement restrictive pendant un certain temps afin de maîtriser le risque sous-jacent de hausse de l'inflation. Grâce au soutien apporté par les taux d'intérêt et au processus global de convergence de l'économie nationale, la couronne tchèque devrait selon nous continuer de s'apprécier par rapport à l'euro au cours des prochains trimestres.

La Banque centrale hongroise a maintenu son taux directeur inchangé à 6,50% depuis septembre 2024. Nous attendons la prochaine baisse de taux au plus tôt au second semestre 2026. La politique monétaire restera restrictive pendant un certain temps dans l’optique de maîtriser l'inflation en adoptant une politique de forint fort. L'inflation structurellement plus élevée en Hongrie que dans la zone euro devrait néanmoins se traduire par une dépréciation progressive du forint par rapport à la monnaie unique au fil du temps.

 

 

Vous trouverez des informations détaillées dans la section KBC Economics