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Perspectives des marchés

Mentions légales: les perspectives, prévisions et déclarations relatives aux développements futurs sont fondées sur des suppositions et des estimations. Les déclarations relatives aux développements futurs sont incertaines par nature. Divers facteurs peuvent avoir pour effet que les résultats et développements effectifs présentent des écarts importants par rapport aux déclarations initiales. De plus, il n’existe pour KBC aucune obligation d’actualiser le texte à chaque nouveau développement.

KBC Economics

Actualisation du 6 août 2026

Déclaration relative aux risques   

Nos activités étant principalement axées sur la banque, l’assurance et la gestion d’actifs, nous nous exposons à certains risques typiques pour ces domaines financiers tels que, mais sans s’y limiter, le risque de défaut de crédit, le risque de contrepartie, le risque de concentration, les fluctuations des taux d’intérêt, le risque de change, le risque de marché, le risque de liquidité et de financement, le risque d’assurance, l’évolution de la réglementation, le risque opérationnel, les litiges avec les clients, la concurrence d’autres acteurs et de nouveaux opérateurs ainsi que les risques économiques en général. Surveillés de près et gérés par KBC dans un cadre strict, ces risques peuvent toutefois avoir une incidence négative sur la valeur des actifs ou occasionner des charges supplémentaires excédant les prévisions.

À l’heure actuelle, plusieurs grands défis attendent le secteur financier. Ceux-ci découlent principalement des risques géopolitiques, qui ont considérablement augmenté au cours des dernières années (notamment la guerre en Ukraine, les conflits au Moyen-Orient (voir paragraphe suivant), les guerres commerciales attisées par les politiques douanières américaines et, plus généralement, les tensions croissantes entre les États-Unis et l'Europe). Ils entraînent ou sont susceptibles d’entraîner des chocs dans le système économique mondial (par exemple, au niveau du PIB et de l'inflation) et sur les marchés financiers (y compris les taux d'intérêt). Les économies européennes, dont les marchés domestiques de KBC, ne sont pas épargnées, ce qui crée un environnement commercial incertain, y compris pour les institutions financières. Le risque réglementaire et de compliance, lié par exemple aux exigences de capital, à la lutte contre le blanchiment de capitaux, au RGPD et à l'ESG/la durabilité, reste par ailleurs un thème dominant pour le secteur, tout comme le renforcement de la protection du consommateur. La numérisation (tirée par la technologie, y compris l’IA) présente des opportunités, mais menace aussi le modèle économique des organismes financiers traditionnels. Les risques liés au climat et à l’environnement revêtent par ailleurs une importance croissante. Les cyberrisques sont devenus l’une des principales menaces ces dernières années, pas uniquement pour le secteur financier, mais pour l’ensemble de l’économie. Ceci s'explique notamment par les tensions géopolitiques (cyberattaques commanditées par des États), mais aussi et de plus en plus par le progrès des nouvelles technologies, à l'image des récents développements entourant plusieurs entreprises d'IA de frontière permettant de détecter des vulnérabilités informatiques. KBC a déjà pris les mesures nécessaires pour renforcer sa vigilance et sa capacité à gérer une augmentation très probable du nombre de failles zero-day. Enfin, les gouvernements de toute l'Europe prennent des mesures de relance supplémentaires pour soutenir leurs budgets (par le biais d'une augmentation des contributions fiscales du secteur financier), mais aussi leurs citoyens et les entreprises (en plafonnant, par exemple, les taux d'intérêt des crédits ou en plaidant pour des taux d'intérêt plus élevés sur les comptes d'épargne).

Ces derniers mois ont été marqués par un conflit armé opposant les États-Unis, Israël et l'Iran, qui a débuté fin février 2026. Ce conflit a entraîné une instabilité régionale, voire mondiale, qui a perturbé les voies commerciales et les chaînes d'approvisionnement, notamment sur les marchés de l'énergie et plus largement liés aux combustibles fossiles, et provoqué une forte volatilité sur les marchés financiers. Les conditions financières se sont durcies, mettant parfois les marchés du financement sous pression. Les prévisions de croissance économique mondiale et européenne ont par conséquent été revues à la baisse, tandis que les anticipations d'inflation ont augmenté. Ce contexte a par ailleurs renforcé l'incertitude entourant la trajectoire future des taux d'intérêt, qui augmentent déjà depuis quelques mois. L'exposition directe de KBC à la région du Moyen-Orient est très limitée. Néanmoins, KBC suit de près l'impact macroéconomique du conflit et ses potentielles répercussions sur le groupe et ses clients, tant sur le plan financier qu'opérationnel, en accordant une attention particulière aux secteurs et contreparties liés à l'énergie et sensibles à l'évolution des prix de l'énergie. Les cybermenaces à caractère géopolitique constituent un autre point d'attention, notamment les menaces accrues visant les grandes entreprises technologiques basées aux États-Unis, qui jouent un rôle important en tant que fournisseurs d'infrastructures numériques essentielles pour le secteur financier, et notamment pour KBC.

Les données relatives à la gestion des risques sont reproduites dans nos rapports annuels, les rapports trimestriels et les Risk Reports, tous disponibles sur le site www.kbc.com.

Notre opinion sur la croissance économique, les taux d'intérêt et les taux de change

Le deuxième trimestre 2026 a été marqué par les événements géopolitiques liés au détroit d'Ormuz, ainsi que par leur impact sur les prix mondiaux de l'énergie.

Au deuxième trimestre, l'activité économique a progressé de 0,4% (chiffre non annualisé) aux États-Unis, soit un peu moins qu'au premier trimestre. La croissance économique domestique (et en particulier le marché du travail et les investissements des entreprises) a tenu bon.

Dans la zone euro, la croissance économique s'est avérée étonnamment solide au deuxième trimestre (0,4%) et s'est améliorée par rapport au trimestre précédent (0,0%, mais positive si l'on exclut les données irlandaises particulièrement volatiles). Dans nos pays stratégiques que sont la Belgique, la République tchèque, la Hongrie, la Slovaquie et la Bulgarie, elle est ressortie à 0,0%, 0,4%, 0,4%, 0,1% (estimation) et 0,7% (estimation), respectivement. Dans l'ensemble, la croissance dans la zone euro et sur nos marchés stratégiques devrait rester assez faible en 2026 compte tenu des prix élevés de l'énergie et de l'incertitude économique.

Dans la zone euro, l'inflation globale et l'inflation de base se sont élevées à respectivement 2,8% et 2,2% en juin. Après un cessez-le-feu temporaire entre les États-Unis et l'Iran, qui a entraîné – du moins brièvement – une baisse des cours à terme du pétrole et du gaz, la reprise des hostilités qui a suivi a provoqué une nouvelle hausse des prix de l'énergie. Face à la généralisation des pressions inflationnistes sous-jacentes, la BCE a relevé son taux de dépôt de 25 points de base en juin, le portant à 2,25%, avant d'opter pour le statu quo lors de sa réunion de juillet. Au vu des risques d'accélération de l'inflation, nous prévoyons une nouvelle hausse des taux de 25 points de base, à 2,50%, en septembre.

La Fed a maintenu son taux directeur inchangé, à 3,625%, au deuxième trimestre. Elle devrait procéder à un relèvement de 25 points de base au troisième trimestre, compte tenu d'une inflation élevée dans un contexte de marché du travail résilient.

Depuis le début du deuxième trimestre, les rendements américains et allemands à 10 ans ont augmenté de 33 et 17 points de base respectivement, principalement en raison de l'impact inflationniste du choc des prix énergétiques, de ses implications en termes de politique monétaire et, dans le cas des États-Unis, d'une croissance économique domestique solide.

En juin 2026, la Banque nationale tchèque (CNB) a relevé son taux directeur de 25 points de base, le portant à 3,75%. La banque centrale devrait s’en tenir à cette politique de taux restrictive pendant un certain temps afin de maîtriser le risque sous-jacent de hausse de l'inflation. Grâce au soutien apporté par le processus global de convergence de l'économie nationale, la couronne tchèque devrait selon nous continuer de s'apprécier par rapport à l'euro au cours des prochains trimestres.

En juillet 2026, la Banque centrale hongroise a abaissé son taux directeur à 5,75%. Nous prévoyons une nouvelle baisse au troisième trimestre, et la poursuite du cycle d'assouplissement en 2027. Une politique monétaire toujours restrictive et un taux de change fort pour le forint hongrois renforceront la tendance à la désinflation.

 

 

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