Perspectives des marchés

Actualisation du 11 août 2022

Déclaration relative aux risques   

Nos activités étant principalement axées sur la banque, l’assurance et la gestion d’actifs, nous nous exposons à certains risques typiques pour ces domaines financiers tels que, mais sans s’y limiter, les risques de défaut de crédit, les risques de contrepartie, le risque de concentration, les fluctuations des taux d’intérêt, les risques de change, les risques de marché, les risques de liquidité et de financement, les risques d’assurance, l’évolution de la réglementation, les risques opérationnels, les litiges avec les clients, la concurrence d’autres acteurs et de nouveaux opérateurs ainsi que les risques économiques en général. Surveillés de près et gérés par KBC dans un cadre strict, ces risques peuvent toutefois avoir une incidence négative sur la valeur des actifs ou occasionner des charges supplémentaires excédant les prévisions.

À l’heure actuelle, nous estimons qu’un certain nombre d’éléments constituent le principal défi pour le secteur financier. Ceux-ci découlent principalement de l'impact de la guerre en Ukraine, non seulement directement, mais plus encore indirectement en raison de l'augmentation des prix de l'énergie et des matières premières qui en a résulté et des pénuries au niveau de l'offre, laquelle était déjà sous tension à la suite de la pandémie de coronavirus. Cette situation a entraîné une poussée de l'inflation, avec à la clé des tensions à la hausse sur les taux d'intérêt, une volatilité sur les marchés financiers, une dégradation des perspectives de croissance (avec une probabilité accrue d’assister à un scénario de récession ou de stagflation) et quelques inquiétudes quant à la solvabilité des contreparties dans les secteurs économiques les plus exposés. Ces risques affectent les économies mondiales, mais plus particulièrement européennes, parmi lesquelles les marchés domestiques de KBC. Le risque réglementaire et de compliance (exigences de capital, lutte contre le blanchiment de capitaux et RGPD notamment) reste par ailleurs un thème dominant dans le secteur, tout comme le renforcement de la protection du consommateur. La numérisation (tirée par la technologie) présente certes des opportunités, mais menace également le modèle économique des établissements financiers traditionnels. Les risques liés au climat revêtent par ailleurs une importance croissante. Enfin, les cyberrisques sont devenus l’une des principales menaces ces dernières années, pas uniquement pour le secteur financier, mais pour l’ensemble de l’économie. La guerre en Ukraine suscite une vigilance accrue dans ce domaine.

Les données relatives à la gestion des risques sont reproduites dans nos rapports annuels, les rapports trimestriels et les Risk Reports, tous disponibles sur le site www.kbc.com.

Notre opinion sur la croissance économique  

Après avoir enregistré une croissance négative du PIB réel de -0,4% en glissement trimestriel au premier trimestre 2022, l'économie américaine s'est à nouveau contractée au deuxième trimestre, cette fois de -0,2% par rapport au trimestre précédent, essentiellement du fait du déstockage et d'une activité d'investissement réduite. Les récents indicateurs de confiance des producteurs et des consommateurs laissent toutefois présager une nouvelle détérioration de la croissance économique dans les prochains trimestres, sous l'effet d'une inflation élevée et du durcissement des conditions financières. Dans le même temps, après une forte croissance au premier trimestre (+0,6% en glissement trimestriel), la croissance de la zone euro s’est encore légèrement accélérée au deuxième trimestre pour atteindre +0,7% en glissement trimestriel. Cette performance est largement attribuable au secteur des services, comme le tourisme, dans les pays d'Europe du Sud. Au deuxième trimestre, la croissance économique a marqué le pas, tant en Belgique qu'en République tchèque, mais tout en demeurant positive, à +0,2% en glissement trimestriel. En ce qui concerne le second semestre 2022, nous nous attendons à ce que la guerre en Ukraine affecte plus gravement l'économie européenne que son homologue américaine. Par conséquent, une phase de stagnation économique ne peut être exclue dans la zone euro au cours des prochains trimestres.

Le principal risque qui pèse sur nos perspectives à court terme pour la croissance européenne est lié à la possibilité qu'une importante rupture des approvisionnements en gaz russe entraîne de graves pénuries d'énergie. Il en résulterait un nouveau choc inflationniste sur les prix de l'énergie, qui viendrait peser encore un peu plus sur la consommation et l'activité des entreprises, avec un risque supplémentaire de rationnement sélectif du gaz et d'éventuels blocages sectoriels. Au nombre des autres risques subsistent les dysfonctionnements généraux de la chaîne d'approvisionnement causés par la pandémie, de nouvelles vagues d'infections à la Covid et la vulnérabilité causée par des niveaux d'endettement élevés dans un contexte de durcissement des conditions de financement à l'échelle mondiale.


Notre opinion sur les taux d'intérêt et les taux de change

Pour lutter contre les pressions inflationnistes croissantes, la Fed a continué à relever son taux directeur au deuxième trimestre, de 50 points de base début mai et de 75 points de base mi-juin et fin juillet.  La Banque centrale américaine devrait selon nous continuer de relever son taux directeur au cours des prochains trimestres. De plus, la réduction du bilan de la Fed ('resserrement quantitatif') a débuté en juin et atteindra son rythme maximal d’ici septembre. Entre-temps, la BCE a elle aussi mis un terme aux achats nets dans le cadre de son programme général d'achats d'actifs à la fin du mois de juin et relevé ses taux directeurs de 50 points de base fin juillet pour faire face à une inflation supérieure à l’objectif dans la zone euro. Cette décision marque, selon nous, le début d'un cycle de normalisation des taux.

Les rendements à 10 ans ont globalement augmenté d’environ 50 points de base tant aux États-Unis qu’en Allemagne au deuxième trimestre, de façon largement synchronisée. À la mi-juin, les rendements avaient gagné jusqu’à 100 points de base environ, avant de retomber à leurs niveaux actuels, qui reflètent désormais un risque croissant de récession. Ces fluctuations au deuxième trimestre ont été principalement dictées par l'évolution des attentes du marché quant aux mesures de politique monétaire que la Fed et la BCE seraient susceptibles de prendre pour faire face à des taux d'inflation exceptionnellement élevés. Au deuxième trimestre, l'euro a continué de se déprécier vis-à-vis du dollar américain, se rapprochant de la parité avant de se stabiliser provisoirement. L'affaiblissement de la monnaie unique est le résultat du creusement des différentiels de taux d'intérêt entre la zone euro et les États-Unis, et reflète également les répercussions de la crise de l’énergie, plus graves pour l'économie européenne. Dans la mesure où ces facteurs sont susceptibles de perdurer au cours des prochains trimestres, nous nous attendons à ce que l'euro continue de se déprécier, au point de passer sous la parité avec le dollar américain.

La couronne tchèque (CZK) s’est légèrement effritée vis-à-vis de l'euro au deuxième trimestre. Elle s’est brutalement dépréciée à la mi-mai, avant d’être soutenue par des interventions ciblées de la Banque nationale tchèque (CNB) sur le marché des changes. Dans sa lutte contre les fortes pressions inflationnistes, la CNB a relevé son taux directeur en deux temps, le portant de 5% au début du deuxième trimestre au taux actuel de 7%. Nous anticipons une hausse supplémentaire de 50 points de base, qui marquera probablement le point culminant du cycle de resserrement monétaire actuel. De nouvelles interventions ciblées de la CNB sur le marché des changes, si nécessaire, devraient permettre de stabiliser la couronne par rapport à l'euro au cours des prochains trimestres.   

Le forint hongrois (HUF) s'est sensiblement affaibli par rapport à l’euro. La fragilité du HUF est liée à d'importantes pressions inflationnistes intérieures, ainsi qu'à des niveaux d'aversion au risque (à l’échelle mondiale) particulièrement élevés. Afin de lutter contre l'inflation et d'empêcher le HUF de fléchir encore davantage (ce qui ne manquerait pas d’accentuer les pressions inflationnistes), la Banque nationale de Hongrie a relevé son taux de base, lequel est passé de 4,4% au début du deuxième trimestre à 10,75% actuellement. Ce cycle de hausse des taux devrait se poursuivre au cours des trimestres à venir.

Vous trouverez des informations détaillées dans la section KBC Economics

 

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