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Perspectives des marchés

Mentions légales: les perspectives, prévisions et déclarations relatives aux développements futurs sont fondées sur des suppositions et des estimations. Les déclarations relatives aux développements futurs sont incertaines par nature. Divers facteurs peuvent avoir pour effet que les résultats et développements effectifs présentent des écarts importants par rapport aux déclarations initiales. De plus, il n’existe pour KBC aucune obligation d’actualiser le texte à chaque nouveau développement.

KBC Economics

Actualisation du 12 mai 2026

Déclaration relative aux risques   

Nos activités étant principalement axées sur la banque, l’assurance et la gestion d’actifs, nous nous exposons à certains risques typiques pour ces domaines financiers tels que, mais sans s’y limiter, le risque de défaut de crédit, le risque de contrepartie, le risque de concentration, les fluctuations des taux d’intérêt, le risque de change, le risque de marché, le risque de liquidité et de financement, le risque d’assurance, l’évolution de la réglementation, le risque opérationnel, les litiges avec les clients, la concurrence d’autres acteurs et de nouveaux opérateurs ainsi que les risques économiques en général. Surveillés de près et gérés par KBC dans un cadre strict, ces risques peuvent toutefois avoir une incidence négative sur la valeur des actifs ou occasionner des charges supplémentaires excédant les prévisions.

À l’heure actuelle, plusieurs grands défis attendent le secteur financier. Ceux-ci découlent principalement des risques géopolitiques, qui ont considérablement augmenté au cours des dernières années (notamment la guerre en Ukraine, les conflits au Moyen-Orient (voir paragraphe suivant), les guerres commerciales attisées par les politiques douanières américaines et, plus généralement, les tensions croissantes entre les États-Unis et l'Europe). Ils entraînent ou sont susceptibles d’entraîner des chocs dans le système économique mondial (par exemple, au niveau du PIB et de l'inflation) et sur les marchés financiers (y compris les taux d'intérêt). Les économies européennes, dont les marchés domestiques de KBC, ne sont pas épargnées, ce qui crée un environnement commercial incertain, y compris pour les institutions financières. Le risque réglementaire et de compliance, lié par exemple aux exigences de capital, à la lutte contre le blanchiment de capitaux, au RGPD et à l'ESG/la durabilité, reste par ailleurs un thème dominant pour le secteur, tout comme le renforcement de la protection du consommateur. La numérisation (tirée par la technologie, y compris l’IA) présente certes des opportunités, mais menace également le modèle d'entreprise des établissements financiers traditionnels. Les risques liés au climat et à l’environnement revêtent par ailleurs une importance croissante. Les cyberrisques sont devenus l’une des principales menaces ces dernières années, pas uniquement pour le secteur financier, mais pour l’ensemble de l’économie. Ceci s'explique notamment par les tensions géopolitiques (cyberattaques commanditées par des États), mais aussi et de plus en plus par le progrès des nouvelles technologies, à l'image des récents développements observés autour de Mythos, le modèle d'IA d'Anthropic capable de détecter des failles logicielles. Bien que les informations disponibles sur la menace Mythos soient limitées, KBC a déjà pris les mesures nécessaires pour renforcer sa vigilance et ses capacités afin de faire face à une augmentation très probable du nombre de failles "zeroday". Enfin, les gouvernements de toute l'Europe prennent des mesures de relance supplémentaires pour soutenir leurs budgets (par le biais d'une augmentation des contributions fiscales du secteur financier), mais aussi leurs citoyens et les entreprises (en plafonnant, par exemple, les taux d'intérêt des crédits ou en plaidant pour des taux d'intérêt plus élevés sur les comptes d'épargne).

Ces derniers mois ont été marqués par un conflit armé opposant les États-Unis, Israël et l'Iran, qui a débuté fin février 2026. Ce conflit a entraîné une instabilité régionale, voire mondiale, qui a perturbé les voies commerciales et les chaînes d'approvisionnement, notamment sur les marchés de l'énergie et plus largement liés aux combustibles fossiles, et provoqué une forte volatilité sur les marchés financiers. Les conditions financières se sont durcies, exerçant parfois des pressions sur les marchés du financement. Les prévisions de croissance économique mondiale et européenne ont ainsi été revues à la baisse, tandis que les anticipations d'inflation ont augmenté. Ce contexte a par ailleurs renforcé l'incertitude quant à la trajectoire future des taux d'intérêt, qui augmentent déjà depuis quelques mois. L'exposition directe de KBC à la région du Moyen-Orient est très limitée. Néanmoins, KBC suit de près l'impact macroéconomique du conflit et ses potentielles répercussions sur le groupe et ses clients, sur le plan tant financier qu'opérationnel, en accordant une attention particulière aux secteurs et contreparties liés à l'énergie et sensibles à l'évolution des prix de l'énergie. Les cybermenaces à caractère géopolitique constituent un autre point d'attention, notamment les menaces accrues visant les grandes entreprises technologiques basées aux États-Unis, qui jouent un rôle important en tant que fournisseurs d'infrastructures numériques essentielles pour le secteur financier, et notamment pour KBC.

Les données relatives à la gestion des risques sont reproduites dans nos rapports annuels, les rapports trimestriels et les Risk Reports, tous disponibles sur le site www.kbc.com.

Notre opinion sur la croissance économique  

Le premier trimestre 2026 a été marqué par d'importants risques géopolitiques et une incertitude extrême (Groenland, Venezuela, regain d'incertitude concernant les droits de douane et, plus récemment, guerre en Iran). Le choc énergétique causé par ce nouveau conflit a particulièrement affecté l'économie européenne, qui est importatrice d'énergie.

Au premier trimestre, l'activité économique américaine a progressé de 0,5% (en termes non annualisés), contre 0,1% au quatrième trimestre 2025 (sous l'effet notamment de la fermeture partielle des services gouvernementaux). Dans l'ensemble, toutefois, le marché du travail et les investissements des entreprises tiennent bon.

Dans la zone euro, la croissance économique (0,1% au premier trimestre) a fléchi par rapport au quatrième trimestre de l'année passée (0,2%). Dans nos pays stratégiques (Belgique, République tchèque, Hongrie, Slovaquie et Bulgarie), elle est ressortie à 0,2%, 0,2%, 0,8%, 0,0% (est.) et 0,6% (est.), respectivement. Dans l'ensemble, la croissance dans la zone euro et sur nos marchés stratégiques devrait rester assez faible en 2026 compte tenu de l'incertitude économique et de l'environnement géopolitique actuels.

Notre opinion sur les taux d'intérêt et les taux de change

Dans la zone euro, l'inflation globale et l'inflation de base se sont élevées à respectivement 3% et 2,2% en avril. La contribution du secteur de l'énergie à la hausse de l'inflation a été particulièrement marquée. Compte tenu de la grande incertitude qui règne quant à l'ampleur et à la durée du choc des prix de l'énergie, la BCE a maintenu son taux de dépôt à 2% lors de sa réunion de politique monétaire d'avril. À ce stade, il est difficile de savoir dans quelle mesure la BCE prendra des mesures face au choc des prix de l'énergie, si tant est qu'elle réagisse.

La Fed a elle aussi laissé son taux directeur inchangé, à 3,625%, lors de sa réunion d'avril. Elle devrait maintenir son taux directeur à ce niveau légèrement restrictif jusqu'à la fin de l'année 2026.

Depuis le début du premier trimestre, les rendements allemands et américains à 10 ans ont dans l'ensemble progressé de 15 points de base environ, le spread se maintenant à un niveau stable. Après un début de trimestre marqué par un léger recul des rendements obligataires, ceux-ci subissent des pressions à la hausse depuis le début de la guerre en Iran.

Depuis mai 2025, la Banque nationale tchèque (CNB) maintient son taux directeur inchangé, à 3,50%. La banque centrale devrait s’en tenir à cette politique de taux légèrement restrictive pendant un certain temps afin de maîtriser le risque sousjacent
de hausse de l'inflation. Grâce au soutien apporté par les taux d'intérêt et au processus global de convergence de l'économie nationale, la couronne tchèque devrait selon nous continuer de s'apprécier par rapport à l'euro au cours des prochains trimestres.

En février 2026, la Banque centrale hongroise a abaissé son taux directeur à 6,25%. Nous attendons la prochaine baisse de taux vers la fin de l'année 2026. La politique monétaire conservera un biais restrictif pendant un certain temps dans l’optique de maîtriser l'inflation. Le forint hongrois s'est sensiblement apprécié après les élections législatives d'avril, profitant d'un regain de confiance sur les marchés.

 

 

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