Perspectives des marchés

Actualisation du 14 may 2020

 

Notre opinion sur les taux d'intérêt et les taux de change :

La crise du coronavirus représente un choc majeur pour l’économie mondiale. Dans ce contexte, les initiatives budgétaires et monétaires visent à atténuer l'impact économique de la pandémie et à relancer l’activité. Dans la mesure du possible, les taux d’intérêt ont été rapidement abaissés et des liquidités ont été injectées en masse sur les marchés financiers où la demande de liquidités a explosé sous l’effet de l’incertitude. De plus, les banques centrales ont déployé des instruments supplémentaires de politique non conventionnels afin de garantir la création de dette à des taux d’intérêt raisonnables. La politique monétaire devrait rester extrêmement accommodante dans le futur.

Les rendements obligataires à long terme resteront vraisemblablement faibles aux États-Unis et dans la zone euro en 2020 en raison de la politique monétaire exceptionnellement expansionniste et des effets des valeurs refuge. Une certaine normalisation se mettra progressivement en place, mais elle dépendra des évolutions observées dans différents domaines, notamment la crise du coronavirus, le Brexit, la guerre commerciale sino-américaine et les élections présidentielles américaines. Les spreads souverains dans l’UEM devraient rester faibles, étant donné que la BCE devrait être en mesure de limiter les différentiels de taux.

Après avoir relevé son taux directeur en début d’année, la Banque nationale tchèque (CNB) a une nouvelle fois abaissé son taux de refinancement à deux semaines en plusieurs étapes, de 2,25% à 0,25%, en réaction à la crise du coronavirus. La couronne tchèque pourrait enregistrer une faiblesse persistante en raison du changement de cap monétaire et des turbulences sur les marchés entourant les devises des marchés émergents. La CNB a été autorisée à recourir à des outils d’assouplissement quantitatif si la situation économique nécessite de telles interventions sur le marché. Enfin, la CNB continue d’adopter une approche flexible à l’égard des obligations réglementaires des établissements financiers afin de réduire leur charge réglementaire et de leur offrir une marge de manœuvre pour réagir plus rapidement à l'environnement économique difficile.

Notre opinion sur la croissance économique:   

La croissance économique sera négative dans la zone euro et aux États-Unis en 2020 en raison des perturbations de l’offre et de la demande déclenchées par la crise du coronavirus. Toutefois, nous attendons une reprise forte en 2021 car la situation économique actuelle n’est pas une récession ordinaire, mais plutôt une paralysie temporaire déclenchée par les mesures d’endiguement de la pandémie. Une fois que celles-ci seront progressivement levées, l’activité économique devrait redémarrer graduellement. De plus, la reprise sera soutenue par différentes initiatives visant à atténuer l'impact économique. Toutefois, ce scénario est soumis à une très forte incertitude car les risques restent orientés à la baisse.

Nos principaux défis:

À l’heure actuelle, nous estimons qu’un certain nombre d’éléments constituent le principal défi pour le secteur financier. Ceux-ci proviennent essentiellement de l'impact de la crise du coronavirus sur l’économie mondiale et plus particulièrement sur le secteur financier (y compris les risques de crédit, de marché et de liquidité ainsi que l’incidence des taux d'intérêt durablement bas sur nos résultats). Ces risques s’ajoutent aux risques en lien avec les évolutions macroéconomiques et politiques telles que le Brexit et les conflits commerciaux, lesquels affectent tous l’économie mondiale et européenne, y compris les marchés stratégiques de KBC. Le risque réglementaire et de compliance (lutte contre le blanchiment de capitaux et RGPD notamment) reste un thème dominant dans le secteur, tout comme le renforcement de la protection du consommateur. La numérisation (tirée par la technologie) présente certes des opportunités, mais menace également le modèle d'entreprise des établissements financiers traditionnels. Les risques liés au climat revêtent par ailleurs une importance croissante. Enfin, les cyber-risques sont devenus l’une des principales menaces ces dernières années, pas uniquement pour le secteur financier, mais pour l’ensemble de l’économie.


Vous trouverez des informations détaillées dans la section KBC Economics

 

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