Perspectives des marchés

Actualisation du 6 août 2020

 

Notre opinion  sur la croissance économique : 

La croissance économique mondiale a été secouée par la pandémie de coronavirus (Covid-19) au deuxième trimestre, entraînant une chute sans précédent de la croissance trimestrielle des PIB de la zone euro et des États-Unis. La Belgique s'est inscrite dans la tendance générale de la zone euro, tandis que l'Irlande a tiré son épingle du jeu en termes relatifs. Les pays d'Europe centrale et orientale ont eux aussi été durement touchés. Au cours du deuxième trimestre, cependant, la plupart des pays avancés ont relancé l'activité économique après des périodes de confinement strict, ce qui a donné lieu à un vif rebond  visible dans toutes les grandes économies, au premier rang desquelles la Chine, qui a renoué avec une croissance positive au deuxième trimestre. Les indicateurs de sentiment et d'autres statistiques laissent entrevoir une reprise tout aussi robuste dans la zone euro et aux États-Unis. La prudence reste toutefois de mise dans la mesure où le chemin de la reprise, fortement tributaire de l'évolution de la pandémie, pourrait s'avérer long et tortueux. Les nouveaux foyers de contaminations freineront à n'en pas douter le processus. Parmi les autres facteurs de risque, citons également la résurgence des tensions commerciales et économiques sino-américaines, ainsi que les négociations toujours en cours sur le Brexit. Notre scénario de base table sur une reprise progressive mais régulière en Europe et aux États-Unis. Nous anticipons ainsi un solide redressement économique dans ces régions aux troisième et quatrième trimestres 2020, et un redressement continué en 2021. Cependant, les risques sont orientés à la baisse. De nouveaux foyers de contaminations et, partant, le retour à un confinement partiel ou total pourraient temporairement faire dérailler la reprise. Selon nous, la croissance du PIB réel dans la zone euro ne renouera avec les niveaux d'avant la crise du Covid-19 qu'à la fin 2023 au plus tôt. 
Malgré la reprise attendue, les dommages économiques causés par la pandémie seront considérables. Certains effets négatifs ont toutefois été reportés grâce aux régimes de chômage partiel et aux moratoires temporaires sur les crédits, qui ont permis d'atténuer l'impact initial de la crise du Covid-19. Les taux de chômage en Europe devraient augmenter au second semestre 2020 et en 2021. Nous nous attendons en outre à un nombre croissant de faillites dans la région, réparties cela dit sur plusieurs années. Par conséquent, les ratios de crédits non-performing augmenteront progressivement. 

Notre opinion sur les taux d'intérêt et les taux de change :

La reprise est fortement soutenue par les mesures de relance monétaires et budgétaires. La BCE de même que les banques centrales tchèque et hongroise devraient selon nous maintenir leurs taux directeurs inchangés au cours des années à venir. Il est probable que la BCE déploie de nouvelles mesures de relance monétaires, sous la forme d'un assouplissement quantitatif supplémentaire, notamment en prolongeant le Programme d'achats d'urgence face à la pandémie. Ces interventions sur le marché seront également synonymes de taux d'intérêt bas pendant une période prolongée et de spreads comprimés au sein de l'UEM dans les années à venir, malgré les risques spécifiques à certains pays (en particulier dans le sud de l'Europe) et une hausse structurelle des déficits publics et des ratios de la dette publique dans toute l'Europe. La BCE continuera en outre de soutenir les établissements financiers européens par le biais des TLTRO et du système de taux de dépôt par paliers (‘tiered deposit rate instrument’). Ces derniers mois, le recours aux mesures de relance budgétaires s'est sensiblement intensifié, tant au niveau européen que des différents États membres. Avec l'instrument 'Next Generation EU' lancé par la Commission européenne et approuvé par le Conseil européen, l'UE se dote d'un outil de solidarité financière qui a clairement réussi à apaiser les marchés financiers. Le nombre d'initiatives budgétaires lancées par les gouvernements nationaux de la région ne cesse par ailleurs d'augmenter, tout comme leur portée. L'effet combiné des mesures de relance monétaires et budgétaires étayera la reprise européenne, comme c'est le cas avec les initiatives déployées aux États-Unis. 
Le récent raffermissement de l'euro par rapport au dollar américain reflète l'optimisme du marché à l'égard du redressement économique en Europe et des initiatives politiques visant à soutenir cette tendance. La monnaie unique poursuivra selon nous son appréciation progressive face au billet vert, à un rythme qui pourrait toutefois ralentir. Les devises d'Europe centrale ont également regagné du terrain après avoir chuté durant la crise sanitaire. La couronne tchèque et le forint hongrois devraient notamment connaître une évolution relativement stable autour de leurs niveaux actuels dans un avenir proche. Sans surprise, l'entrée de la Bulgarie dans le MCE II constitue une étape bienvenue en vue de l'adoption de l'euro par le pays, qui ne devrait toutefois pas survenir avant trois ans.

Nos principaux défis :

À l’heure actuelle, nous estimons qu’un certain nombre d’éléments constituent le principal défi pour le secteur financier. Ceux-ci proviennent essentiellement de l'impact de la crise du coronavirus sur l’économie mondiale et plus particulièrement sur le secteur financier (y compris les risques de crédit, de marché et de liquidité ainsi que l’incidence des taux d'intérêt durablement bas sur nos résultats). Ces risques s’ajoutent aux risques en lien avec les évolutions macroéconomiques et politiques telles que le Brexit et les conflits commerciaux, lesquels affectent tous l’économie mondiale et européenne, y compris les marchés domestiques de KBC. Le risque réglementaire et de compliance (lutte contre le blanchiment de capitaux et RGPD notamment) reste un thème dominant dans le secteur, tout comme le renforcement de la protection du consommateur. La numérisation (tirée par la technologie) présente certes des opportunités, mais menace également le modèle d'entreprise des établissements financiers traditionnels. Les risques liés au climat revêtent par ailleurs une importance croissante. Enfin, les cyber-risques sont devenus l’une des principales menaces ces dernières années, pas uniquement pour le secteur financier, mais pour l’ensemble de l’économie.


Vous trouverez des informations détaillées dans la section KBC Economics

 

Mentions légales : les perspectives, prévisions et déclarations relatives aux développements futurs sont fondées sur des suppositions et des estimations. Les déclarations relatives aux développements futurs sont incertaines par nature. Divers facteurs peuvent avoir pour effet que les résultats et développements effectifs présentent des écarts importants par rapport aux déclarations initiales. De plus, il n’existe pour KBC aucune obligation d’actualiser le texte à chaque nouveau développement.

 

 

 

Nous utilisons des cookies et technologies similaires pour garantir le bon fonctionnement de notre site internet et rendre votre navigation plus agréable. Ils nous permettent aussi d’adapter notre site à vos besoins et préférences. En continuant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de ces cookies. Vous souhaitez en savoir plus? Ou vous n’êtes pas d’accord? Cliquez ici.