Perspectives des marchés

Actualisation du 13 février 2020

 

Notre opinion sur les taux d'intérêt et les taux de change :

Dans un environnement économique mondial caractérisé par une croissance et une inflation atones et des risques toujours élevés, les grandes banques centrales s'en tiennent à leurs politiques monétaires très accommodantes. Dans le sillage des baisses de taux opérées en 2019, la Fed devrait maintenir son taux directeur à un niveau constant cette année et l'année prochaine. Au sein de la zone euro, l'inflation devrait rester sensiblement inférieure à l'objectif de la BCE à moyen terme et les facteurs de risque tels que les tensions commerciales minent toujours la dynamique de croissance, ce qui devrait amener l'institution de Francfort à conserver elle aussi une politique monétaire extrêmement accommodante dans les années à venir.  

Les effets du mouvement de fuite vers la qualité et des valeurs refuge, le bas niveau de l'inflation (de base) en Europe et, en particulier, le ton conciliant de la BCE continueront de limiter le potentiel de hausse des taux d'intérêt à long terme et des spreads souverains au sein de l'UEM.  

La Banque nationale tchèque (CNB) a relevé son taux directeur à 2,25% lors de sa réunion du 6 février 2020. Il s'agit là d'une décision cohérente avec la solide dynamique sous-jacente de l'inflation tchèque, dont la CNB a pris acte. 

Notre opinion sur la croissance économique:   

Après le ralentissement économique mondial observé en 2019, l'année 2020 s'est ouverte sur des perspectives un peu plus réjouissantes. L'économie de la zone euro devrait progressivement reprendre des couleurs tout au long de l'année. Le très bas niveau des taux de chômage et la forte inflation salariale continueront vraisemblablement de soutenir la consommation des ménages, véritable pilier de la croissance économique. Les principaux facteurs qui pourraient lourdement peser sur le sentiment et la croissance économiques en Europe demeurent le risque d'une poursuite de la démondialisation économique (y compris une escalade des conflits commerciaux), le Brexit, les troubles politiques dans certains pays de la zone euro et les tensions géopolitiques. La propagation du coronavirus devrait freiner la croissance économique chinoise et impacter les chaînes d'approvisionnement mondiales, ce qui entravera temporairement la croissance des économies avancées également. Toutefois, les répercussions sur l'économie mondiale ne devraient pas s'inscrire dans la durée et pourraient être partiellement neutralisées plus tard dans l'année.

Nos principaux défis:

À l’heure actuelle, nous estimons qu’un certain nombre d’éléments constituent le principal défi pour le secteur financier. Ceux-ci concernent les récentes évolutions macroéconomiques et politiques, telles que le Brexit et les conflits commerciaux, et affectent les économies mondiales et européennes, y compris les marchés domestiques de KBC. La croissance économique et les prévisions de taux d'intérêt ont été revues à la baisse, avec un risque accru que l'environnement de taux faibles perdure plus longtemps qu'escompté initialement. Le risque réglementaire et de compliance (lutte contre le blanchiment de capitaux et RGPD notamment) reste un thème dominant dans le secteur, tout comme le renforcement de la protection du consommateur. La numérisation (tirée par la technologie) présente certes des opportunités, mais menace également le modèle d'entreprise des établissements financiers traditionnels. Les risques liés au climat revêtent par ailleurs une importance croissante. Enfin, les cyberrisques sont devenus l’une des principales menaces ces dernières années, pas uniquement pour le secteur financier, mais pour l’ensemble de l’économie.

Vous trouverez des informations détaillées dans la section KBC Economics

 

Mentions légales : les perspectives, prévisions et déclarations relatives aux développements futurs sont fondées sur des suppositions et des estimations. Les déclarations relatives aux développements futurs sont incertaines par nature. Divers facteurs peuvent avoir pour effet que les résultats et développements effectifs présentent des écarts importants par rapport aux déclarations initiales. De plus, il n’existe pour KBC aucune obligation d’actualiser le texte à chaque nouveau développement.

 

 

 

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