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Perspectives économiques pour la Belgique 

Les prix de l'énergie font grimper l'inflation 

L'inflation IPCH belge a augmenté de 0,8 point de pourcentage en mars pour atteindre 2,2 % (voir figure BE1). Les sous-indices ayant eu le plus fort effet à la hausse sur l'inflation étaient les carburants, le mazout de chauffage, les billets d'avion, les médicaments, les restaurants et les cafés. Le choc énergétique persistant a été la principale (mais pas la seule) cause de la hausse de l'inflation globale. Les prix de l'énergie ont augmenté de 7,8 % en glissement mensuel, ce qui a fait passer l'inflation des prix de l'énergie de -6,8 % à 2,1 % (en glissement annuel). L'inflation des prix des denrées alimentaires a baissé de 1,0 point de pourcentage pour s'établir à 0,0 %. L'inflation de base (hors énergie et alimentation) a augmenté de 0,3 point de pourcentage pour atteindre 2,9 %. Alors que l'inflation des services n'a augmenté que marginalement (+0,1 point de pourcentage à 3,7 %), l'inflation des biens hors produits énergétiques a augmenté de 0,5 point de pourcentage pour atteindre 1,6 %. 

La durée et l'ampleur du conflit en cours au Moyen-Orient détermineront le niveau d'inflation atteint cette année. Elles influencent en effet la mesure dans laquelle la hausse des prix de l'énergie se répercutera sur les prix des autres biens et services et si des effets de second tour se produiront. Dans notre scénario actualisé, nous continuons de partir du principe que le choc sera de nature temporaire, mais nous constatons que la hausse des prix de l’énergie se répercute tout de même un peu plus sur les prix des produits de base sensibles à l’énergie que ce que nous avions prévu le mois dernier. D’autre part, les marchés à terme tablent désormais sur des prix de l’énergie légèrement inférieurs pour le reste de l’année 2026 par rapport au mois précédent. Au total, nous prévoyons désormais que l'inflation globale belge s'élèvera en moyenne à 3,1 % cette année et retombera à 2,0 % en 2027. Le chiffre pour 2026 est légèrement inférieur et celui pour 2027 légèrement supérieur à ceux de notre scénario de mars dernier.

Perspectives de croissance inchangées

Les conséquences de la guerre en Iran sur l'activité économique dépendent fortement du moment et de la manière dont le conflit sera résolu. À ce jour, la situation reste très incertaine, le détroit d'Ormuz constituant un point de tension critique. Le mois dernier, nous avons revu à la baisse nos prévisions de croissance du PIB belge de 0,4 point de pourcentage à 0,6 % pour 2026 et de 0,2 point de pourcentage à 1,1 % pour 2027. Les données économiques récemment publiées ne nous permettent pas de tirer de nouvelles conclusions définitives. C'est pourquoi nous avons laissé inchangé ce mois-ci le scénario de croissance pour l'économie belge. Notre vision repose toujours sur l'hypothèse que le conflit s'avérera temporaire et connaîtra une issue relativement favorable. Les risques pesant sur ces prévisions sont toutefois orientés à la baisse. Ils impliquent que le conflit au Moyen-Orient se prolonge et que les infrastructures énergétiques subissent davantage de dommages, ce qui entraînerait une hausse des prix de l'énergie, une incertitude accrue et d'éventuelles perturbations des chaînes d'approvisionnement.

Le scénario du FMI pour la croissance belge (0,7 % en 2026 et 1,1 % en 2027), publié dans les Perspectives de l'économie mondiale d'avril, est pratiquement identique au scénario de KBC. Il est intéressant de noter que le FMI établit des prévisions sur un horizon plus long, jusqu'en 2031. Pour la période 2026-2031, le FMI prévoit une croissance moyenne du PIB en Belgique de seulement 1,1 % par an, ce qui figure parmi les chiffres les plus bas d'Europe (voir figure BE2). 

Cela contraste avec la période de six ans précédente (2020-2025), durant laquelle la croissance belge (1,5 % par an en moyenne) était largement supérieure à celle de la zone euro (1,1 %) et se situait dans la moyenne des 28 pays européens (UE27 plus le Royaume-Uni). La croissance relativement faible en 2026-2031 s'accompagne en outre d'un déficit budgétaire structurel qui restera le plus élevé de l'UE en 2031 (à politique inchangée, voir figure BE3). Le 17 avril, l'agence de notation Moody's a abaissé la note de crédit de la Belgique de Aa3 à A1, en raison de préoccupations concernant les perspectives économiques et budgétaires.

Chiffres des prix de l'immobilier T4 2025

Début avril, Eurostat a publié les chiffres harmonisés des prix de l'immobilier pour les pays de l'UE au quatrième trimestre 2025. Dans l'ensemble de l'UE, les prix ont augmenté de 0,8 % ce trimestre par rapport au trimestre précédent. En Belgique, cette hausse s'est élevée à 0,5 %. Sur l'ensemble de l'année, les prix dans l'UE ont augmenté de 5,5 % en 2025 par rapport à l'année précédente, soit une hausse supérieure à celle de 2024 (+3,4 %). En Belgique, la hausse des prix en 2025 s'est élevée à 3,2 %, soit le même pourcentage qu'en 2024 (voir figure 4). Il est frappant de constater que, contrairement à 2024, les prix des logements existants (+3,8 %) ont augmenté de manière nettement plus marquée en 2025 que ceux des logements neufs (+1,8 %). Le chiffre pour le quatrième trimestre 2025 ne modifie pas fondamentalement notre vision de l'immobilier belge. Pour l'ensemble des logements existants et neufs, nous prévoyons une hausse des prix en Belgique de 3,0 % tant pour 2026 que pour 2027, ce qui est comparable à la hausse enregistrée en 2024 et 2025 (3,2 % dans les deux cas). Avec une inflation légèrement supérieure à 3 % en 2026, nos prévisions pour les prix de l'immobilier en 2026 impliquent une croissance quasi nulle des prix réels de l'immobilier (c'est-à-dire corrigés de l'inflation IPCH), tout comme en 2025.

Prévisions économiques avril 2026

Comptes nationaux (croissance réelle en %)

 202520262027
Consommation privée1,70,10,8
Consommation publique1,61,70,5
Investissements en capital fixe0,11,91,7
Investissements des entreprises2,31,61,2
Investissements publics1,09,05,0
Investissements en construction-8,2-2,41,4
La demande intérieure finale (hors variation des stocks)1,30,91,0
Variation des stocks (contribution à la croissance)0,10,00,0
Exportations de biens et de services-0,3-2,00,9
Importations de biens et de services0,1-1,60,8
    
Produit intérieur brut (PIB), calculé à partir de chiffres trimestriels1,00,61,1
    
Revenu disponible des ménages0,90,30,8
Taux d'épargne brut des ménages (en % des revenus disponibles)12,212,512,4
        21/4/2026

Indicateurs d'équilibre

      
 202520262027
Inflation (hausse annuelle moyenne, en %)   
Prix à la consommation 3,03,12,0
Indice santé2,62,92,3
    
Marché du travail   
Emploi intérieur (variation en cours d’année, en ‘000)20,910,025,0
Taux de chômage (fin d’année, définition Eurostat)6,56,76,4
    
Finances publiques (en % du PIB, avec les politiques actuelles)   
Solde de financement-5,2-5,6-5,3
Dette publique107,9110,2112,5
    
Compte courant (en % du PIB)-1,9-2,0-1,2
    
Prix des maisons (variation au cours de l’année, logements existants et nouveaux, en %)3,23,03,0
        21/4/2026

Autres prévisions et mises à jour

Monde

Europe centrale et orientale