Belgique

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Mise à jour économique - mai 2021

L'économie belge a connu un début d'année relativement bon. Selon l'estimation rapide de l'Institut des comptes nationaux, le PIB réel a affiché une croissance de 0,6% au premier trimestre 2021 par rapport au dernier trimestre 2020. Le chiffre de la croissance a été un peu plus fort que ce que nous avions prévu (+0,3%) mais reste conforme à notre scénario de base général d'une reprise graduelle de l'économie suite au déploiement progressif de la vaccination. En outre, la croissance belge du premier trimestre a été nettement supérieure à celle enregistrée dans l'ensemble de la zone euro, qui a surpris à la baisse avec une contraction de l'activité de 0,6 %. Elle a également été supérieure à la croissance dans les trois principaux pays voisins (Allemagne -1,7%, France +0,4% et Pays-Bas -0,1%). Le chiffre du 1er trimestre laisse toujours l'activité économique belge 4,3% en dessous de son pic d'avant la crise de 19 ans, contre 5,5% pour la zone euro.

Les informations sur la ventilation détaillée de la croissance belge du 1er trimestre ne sont pas encore disponibles. Le résultat relativement bon est probablement (en partie) dû aux réponses du gouvernement à la dernière vague de Covid-19, qui ont été ces derniers mois moins strictes que dans la plupart des autres pays de la zone euro. En conséquence, la consommation privée en Belgique a probablement moins souffert du confinement prolongé, ce que suggère également l'indicateur de confiance des consommateurs de la CE (graphique BE1). En outre, l'inversion au premier trimestre de l'effet temporaire de stockage lié au Brexit, qui avait poussé à la hausse les exportations belges vers le Royaume-Uni au quatrième trimestre 2020, pourrait avoir été compensée par des exportations plus fortes vers d'autres pays. La valeur ajoutée au premier trimestre a fortement augmenté dans l'industrie (+1,3 %), ce qui suggère en effet que les exportations nettes ont un peu moins freiné la croissance du PIB au premier trimestre que nous ne l'avions prévu, voire qu'elles ont contribué positivement à la croissance.     

Réouverture optimiste

La baisse des taux d'infection indique que la troisième vague de la pandémie a passé son pic. Le processus de vaccination a par ailleurs continué à s'accélérer de manière significative, la Belgique se situant désormais dans le peloton de tête des pays européens ayant le plus grand nombre de premières doses par nombre d'habitants. Cette évolution est prometteuse pour l'économie car elle permet de lever progressivement les mesures d'endiguement à l'approche des mois d'été. Les indicateurs de sentiment publiés par la BNB reflètent un tel regain d'optimisme (figure BE2). En particulier, le baromètre des affaires s'est redressé à un rythme nettement plus rapide au cours des derniers mois et se situe désormais bien au-dessus de son niveau d'avant la crise de 2019. Après s'être améliorée au cours des deux mois précédents, la confiance des consommateurs a enregistré un léger recul en avril. Toutefois, l'enquête a été réalisée du 1er au 17 avril, donc en grande partie avant l'annonce du 14 avril de l'assouplissement de certaines mesures de lutte contre le coronavirus après la pause de Pâques. 

Tout ceci laisse présager un nouveau rebond de l'activité économique au deuxième trimestre. Plus généralement, dans notre scénario, nous avons laissé la trajectoire de croissance trimestrielle du PIB réel inchangée par rapport à la prévision faite le mois précédent. Cela signifie que nous prévoyons une croissance trimestrielle de 0,8 % au T2, qui s'accélère encore pour atteindre 1,5 % au T3 et 1,0 % au T4. D'ici la fin de l'été, la plupart des secteurs les plus durement touchés devraient être en mesure de reprendre leurs activités normales, donnant à l'économie un élan supplémentaire. Compte tenu d'une croissance plus forte que prévu au premier trimestre, nous avons relevé notre prévision de croissance du PIB pour l'ensemble de l'année 2021 à 4,5 %, contre 4,0 % précédemment. La prévision de croissance annuelle pour 2022 reste à 4,1%. Ces chiffres impliquent que l'économie belge retrouve son niveau d'avant la crise au premier trimestre 2022.

La nouvelle hausse de l'inflation globale de l'IPCH en avril à 2,0 %, contre 1,6 % en mars et 0,3 % en février, reflète principalement la volatilité des prix de l'énergie, qui restent le principal moteur de l'inflation belge. Pour l'avenir, nous pensons que les chiffres de l'inflation belge seront encore un peu plus élevés au cours des prochains mois et que, comme en 2020, ils seront exceptionnellement volatils. Cela est dû en grande partie à des facteurs temporaires comprenant, outre les prix de l'énergie, des effets de base liés au report des soldes de l'été dernier et un décalage potentiel entre la demande et l'offre avec l'assouplissement des mesures de confinement covid-19. En moyenne pour 2021, nous continuons de prévoir un taux d'inflation de 1,8 %, contre 0,4 % en 2020.

Les prévisions les plus récentes

Comptes nationaux (croissance réelle en %)

  2020 2021 2022
Consommation privée -8,7 3,4 5,2
Consommation publique 0,6 3,2 2,4

Investissements en capital fixe

-6,9 7,4 3,2

Investissements des entreprises

-7,8 6,8 4,8

Investissements publics

-1,4 1,0 2,4
Investissements en construction -6,9 5,7 2,4
La demande intérieure finale (hors variation des stocks) -6,1 4,3 4,0
Variation des stocks (contribution à la croissance) 0,1 0,0 0,0
Exportations de biens et de services -4,6 12,1 10,0
Importations de biens et de services -4,3 11,4 10,2
       
Produit intérieur brut (PIB) -6,3 4,5 4,1
       
Revenu disponible des ménages 0,5 0,7 1,7
Taux d'épargne brut des ménages (en % des revenus disponibles) 20,9 18,4 15,4

Indicateurs d'équilibre

  2020 2021 2022
Inflation (hausse annuelle moyenne, en %)      

Prix à la consommation 

0,4 1,8 1,5

Indice santé

1,0 1,2 1,7
       
Marché du travail      

Emploi intérieur (variation en cours d’année, en ‘000)

-13,0 -50,0 95,0

Taux de chômage (fin d’année, définition Eurostat)

5,7 7,0 6,7
       
Finances publiques (en % du PIB, avec les politiques actuelles)      

Solde de financement

-9,4 -7,0 -6,4

Dette publique

114,1 116,4 117,0
       
Comptes nationaux (croissance réelle en %) -0,2 0,4 -1,0
       
Prix des maisons (variation au cours de l’année, logements existants et nouveaux, en %) 4,2 1,0 1,5

Autres prévisions et mises à jour

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