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Marché immobilier de l’UE toujours en hausse au T4 2025

Les marchés

Selon de nouvelles données d’Eurostat les prix sur le marché immobilier européen ont encore augmenté au cours du dernier trimestre 2025. Le rythme de hausse des prix a certes ralenti au niveau trimestriel, passant de 1,6 % à 0,8 %, mais la dynamique annuelle est restée proche de celle des trimestres précédents.

 

Au quatrième trimestre 2025, les prix de l’immobilier se sont repliés dans trois pays (France, Finlande et Estonie) par rapport aux trois mois précédents. Cette baisse est cependant restée limitée, à moins de 1 %. Le marché a surtout été faible en Finlande, avec des prix toujours 14,1 %  en dessous de leur pic précédent de 2022. Dans neuf pays, les prix des logements ont enregistré une croissance trimestrielle de plus de 3 %. Dans dix pays, dont la Belgique, la progression s'est avérée plutôt modeste (moins de 1 %). En Belgique, la hausse des prix de 0,5 % au quatirème trimestre a fait suite à une forte augmentation au cours des trois mois précédents (+2,4 %) et à une légère correction au deuxième trimestre (-0,1 %).

 

Sur l’ensemble de l’année les prix des logements dans l’UE ont grimpéde 5,5 % en 2025 par rapport à l’année précédente, soit une croissance plus forte qu’en 2024 (+3,4 %). Seul un pays, la Finlande (-2,5 %), a vu ses prix de l’immobilier reculer, après des baisses de 6,2 % en 2023 et de 3,1 % en 2024. Seize pays ont enregistré une augmentation de plus de 5 % en 2025, sept pays d'entre eux ayant même vu leurs prix s'envoler de plus de 10 %. En Belgique, la hausse des prix s’est élevée à 3,2 % en 2025, soit le même pourcentage qu’en 2024. À l'échelle de l’UE, il convient de souligner que les prix des logements neufs ont arrêté de progresser plus rapidement que ceux des logements existants en 2025. En 2023, l'ancien avait connu une contraction de 1,5 %, alors que le neuf avait grimpé de 5 %. En 2024, les prix de ces deux catégories de logements avaient augmenté de 2,5 % et 6,8 % respectivement, contre 5,7 % et 4,7 % respectivement en 2025.

 

En Belgique, les prix au quatrième trimestre2025 ont terminé 9 % au-dessus de leur précédent sommet du troisième trimestre 2022, époque où le marché immobilier avait commencé à se refroidir. Sur l'ensemble de l'UE, les prix ont été 9,2 % plus élevés. Par rapport à l’UE, la Belgique a connu, d’une part, un ralentissement plus modéré  et, d’autre part, un rebond moins prononcé des prix au cours des deux dernières années. Les prix des différents segments des logements existants et neufs ont évolué de manière relativement parallèle dans notre pays durant la période mentionnée, avec une augmentation de 8,3 % et de 12,6 % respectivement. Dans l’UE, ils ont grimpé de respectivement 7 % et 18,5 %. Au quatrième trimestre 2025, les prix de l'ancien et du neuf en Belgique ont progressé de respectivement 0,3 % et 1,2 % par rapport aux trois mois précédents (respectivement 0,7 % et 1,4 % dans l’UE).

 

Les chiffres du dernier trimestre de 2025 ne changent pas fondamentalement notre vision du marché immobilier belge. Pour l’ensemble des logements (existants et nouveaux), nous prévoyons une augmentation des prix en Belgique de 3,3 % en 2026, un rythme comparable à celui observé en 2024 et 2025. Avec une inflation générale que nous voyons également dépasser 3 %, notre prévision pour 2026 implique une croissance quasi nulle des prix réels de l’immobilier (c’est-à-dire corrigée de l’inflation HICP), tout comme en 2025. Dans un tel scénario, l’immobilier belge ne pourra de nouveau pas être considéré comme surévalué.

Indice harmonisé des prix du logement en Belgique (évolution en % en glissement annuel, logements existants et neufs).

Bron: Bloomberg

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Ce document a été préparé par le desk KBC – Economic Markets et n'a pas été rédigé par le département Research.  Le desk est composé de Mathias Van der Jeugt, Peter Wuyts en Mathias Janssens, analysts  à KBC Bank N.V., entreprise réglementée par l'Autorité des marchés et des services financiers (FSMA). Ces recommandations de marché sont le résultat d'une analyse qualitative, dans laquelle il y a place pour l'expérience passée et les évaluations personnelles. Les avis sont basés sur les conditions actuelles du marché et peuvent être modifiés à tout moment. Les contributions les plus importantes proviennent de données accessibles au public, de nouvelles financières, de la politique économique et monétaire et d'analyses techniques actuelles. Le desk desk KBC – Economic Markets a fait des efforts raisonnables pour obtenir ces informations de sources qu'il considère comme fiables, mais le contenu de ce document a été préparé sans faire une analyse substantielle de ces sources. Aucune évaluation n'a été faite pour déterminer si ces informations sont appropriées ou non pour un investisseur particulier. Les avis sont nos avis actuels à la date indiquée sur ce document et peuvent différer des recommandations précédentes en raison de l'évolution des conditions du marché. Les auteurs ne garantissent pas l'exactitude, l'exhaustivité ou la valeur (commerciale ou autre) de ce document. De même, les auteurs ne sont pas responsables envers quiconque reçoit ce résumé de toute perte ou dommage (qu'il s'agisse d'un délit (y compris la négligence), d'une rupture de contrat, d'une violation de la loi ou d'autres obligations) résultant d'un acte ou d'une omission sur la base de ce contenu, ou de toute réclamation contre les auteurs concernant le contenu ou les informations contenues dans ce document. Toutes les opinions exprimées dans le présent document reflètent le jugement au moment de la préparation de l'examen et sont susceptibles d'être modifiées sans préavis. Étant donné la nature de cet avis (lié à la monnaie et aux taux d'intérêt), il n'est généralement pas de nature spécifique.   Il n'y a donc aucune référence à un quelconque contrat de financement d'entreprise et il n'y a donc pas de vue d'ensemble sur 12 mois basée sur les différents avis. Ce document n'est valable que pour une période très limitée, en raison de l'évolution rapide des conditions du marché.

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