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Perspectives des marchés

Actualisation du 8 août 2019

 

Notre opinion sur les taux d'intérêt et les taux de change :

Les perspectives économiques se dégradant sur fond de risques accrus et d'inflation inférieure aux niveaux cibles, les banques centrales ont, dans leurs orientations prospectives, jeté les bases d’une augmentation, voire d'un retour à une politique de relance monétaire. Après la récente diminution de 25 points de base, nous pensons que la Réserve fédérale américaine procédera à de nouvelles baisses des taux dans le proche avenir. En Europe, l'inflation restera vraisemblablement sous l'objectif de la BCE à moyen terme et les facteurs de risque tels que les tensions commerciales minent la dynamique de croissance, ce qui devrait inciter la BCE à assouplir sa politique elle aussi. Les mesures à venir s'ajouteront à sa politique déjà très accommodante de 'réinvestissement intégral', par laquelle la BCE maintient en continu un bilan élevé.

Les attentes du marché relatives à une nouvelle vague de stimulants monétaires ont été le principal moteur de la récente baisse des taux d'intérêt à (plus) long terme. Nous considérons que la forte contraction récente des rendements est une réaction du marché à la cadence escomptée des assouplissements monétaires. Par conséquent, nous estimons que les taux d’intérêt à long terme ne recèlent qu’un potentiel haussier limité.

La Banque nationale tchèque a resserré sa politique monétaire, procédant à une hausse de taux que l'on n'attendait pas de sitôt (+25 pb, à 2%, le 2 mai). Ceci montre à quel point la croissance et l'inflation sont robustes dans le pays. Mais la détente monétaire au-delà des frontières tchèques n'est pas sans effet, et tout écart important par rapport à la trajectoire de la BCE paraît aujourd'hui moins concevable. Aussi pensons-nous que la Banque nationale tchèque adoptera une attitude plus accommodante  au cours des prochaines années.

 

Notre opinion sur la croissance économique :

Dans le sillage des développements économiques mondiaux, l'économie européenne ralentit. La baisse des taux de chômage et la pénurie croissante de main-d'œuvre dans certains pays européens, combinés à une remontée progressive des salaires, pourraient continuer à soutenir la consommation des ménages. L'investissement aussi pourrait rester porteur pour la croissance. Les principaux facteurs qui pourraient lourdement peser sur le sentiment et la croissance économiques en Europe demeurent le risque d'une poursuite de la démondialisation économique (y compris une escalade des conflits commerciaux), le Brexit et les troubles politiques dans certains pays de la zone euro.. 

 

Nos principaux défis :

À l’heure actuelle, nous estimons que certains éléments constituent le principal défi pour le secteur financier, notamment les récentes évolutions macroéconomiques et politiques, telles que le Brexit et les conflits commerciaux. Celles-ci affectent les économies mondiales et européennes, y compris les marchés domestiques de KBC. La croissance économique et les prévisions de taux d'intérêt ont été revues à la baisse, avec un risque accru que le contexte de taux bas perdure plus longtemps qu'escompté. Le risque réglementaire et de compliance (lutte contre le blanchiment de capitaux et RGPD notamment) reste un thème dominant dans le secteur, tout comme le renforcement de la protection du consommateur. La numérisation (tirée par la technologie) présente certes des opportunités, mais menace aussi le modèle d'entreprise des établissements financiers traditionnels. Enfin, les cyber-risques sont devenus l’une des principales menaces des dernières années, pas uniquement pour le secteur financier, mais pour l’ensemble de l’économie.

Vous trouverez des informations détaillées dans la section KBC Economics

 

Mentions légales : les perspectives, prévisions et déclarations relatives aux développements futurs sont fondées sur des suppositions et des estimations. Les déclarations relatives aux développements futurs sont incertaines par nature. Divers facteurs peuvent avoir pour effet que les résultats et développements effectifs présentent des écarts importants par rapport aux déclarations initiales. De plus, il n’existe pour KBC aucune obligation d’actualiser le texte à chaque nouveau développement.