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Perspectives des marchés

Actualisation du 15 novembre 2018

 

Notre opinion sur les taux d'intérêt et les taux de change :

Conformément à son dernier communiqué, la BCE devrait mettre fin à son programme d'achats d'actifs en décembre 2018. La première étape vers une normalisation des taux directeurs ne sera entreprise que plusieurs mois après la fin du QE (quantitative easing, ou assouplissement quantitatif), probablement en septembre 2019. Dans l'intervalle, la Fed devrait encore procéder à un relèvement de taux cette année, tout en continuant de réduire la taille de son bilan comme prévu. Le cycle de taux de la Fed devrait selon nous culminer à 3,375% à la fin 2019. Aussi le billet vert devrait-il continuer de se renforcer face à la monnaie unique européenne à court terme, profitant du soutien apporté par les taux d'intérêt à court terme en raison de la persistance des divergences de politique monétaire. L'euro devrait toutefois reprendre son ascension à plus ou moins long terme. Malgré le mouvement de fuite vers la qualité et l'effet des valeurs refuge, la liquidité toujours excédentaire, le maintien d'un excédent budgétaire en Allemagne, le bas niveau de l'inflation (de base) en Europe et la politique monétaire toujours très accommodante de la BCE, les rendements des obligations allemandes d'échéance longue devraient augmenter – bien que légèrement seulement – pendant la période à venir. À l'inverse du ton accommodant de la BCE, la Banque nationale tchèque a resserré sa politique monétaire compte tenu de la croissance et de l'inflation robustes observées dans le pays. Dans cet environnement favorable, la couronne tchèque devrait s'apprécier d'ici fin 2019. Nous anticipons d’ailleurs encore deux autres relèvements du taux directeur avant fin 2020 en République tchèque   

 

Notre opinion sur la croissance économique :

L'environnement économique en Europe demeure attractif, bien que nous pensions que le pic de croissance est à présent derrière nous. La baisse constante des taux de chômage et le manque croissant de main-d'œuvre qui touche même certains pays européens, combinés à une inflation progressive des salaires, continueront de soutenir la consommation des ménages. En outre, les investissements resteront un moteur de croissance majeur. Les principaux éléments qui pourraient peser sur le sentiment et la croissance économiques en Europe demeurent le risque d'une poursuite de la démondialisation économique (y compris une escalade des conflits commerciaux), le Brexit et les troubles politiques en Italie.


Nos principaux défis :

À l’heure actuelle, nous estimons qu’un certain nombre d’éléments constituent le principal défi pour le secteur financier. L’exposition aux risques des réglementations reste un thème dominant dans le secteur (même si l'accord Bâle IV de décembre 2017 a quelque peu clarifié les exigences de capital futures), tout comme le renforcement de la protection du consommateur. L'environnement de taux bas reste lui aussi un défi persistant, combiné à l'augmentation du risque de bulles financières. Le secteur financier est par ailleurs confronté aux risques systémiques découlant des évolutions politiques et financières, telles que le Brexit, les négociations sur le budget italien ou les mesures protectionnistes aux États-Unis, qui auront un impact certain sur l'économie européenne. La technologie utilisée dans l'industrie financière constitue un défi supplémentaire pour le modèle d'entreprise des institutions financières traditionnelles. Enfin, les cyber-risques sont devenus l’une des principales menaces ces dernières années, pas uniquement pour le secteur financier, mais pour l’ensemble de l’économie.


Vous trouverez des informations détaillées dans la section Etudes et analyses économiques
 

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