Le forint profite encore un peu des taux réels positifs

Marktrapport

Lorsque l’inflation s’accélère dans un pays, cela a un impact positif sur sa monnaie. C’est du moins le cas sur les marchés financiers, dont la pensée à court terme entre parfois en conflit avec les implications économiques théoriques à plus long terme. Le raisonnement est que l'inflation oblige la banque centrale à relever ses taux pour ralentir l’économie et, à terme, l’inflation. Toutes autres choses étant égales par ailleurs, la hausse des taux rend une devise plus attrayante pour les investisseurs. L'inverse est vrai également :

L’inflation en Hongrie a ralenti en octobre, de 12,2 % à 9,9 %. Il s'agit d'une baisse plus forte que prévu et la première fois que le taux passe sous la barre des 10 % depuis avril 2022. Le forint hongrois ? Il a atteint son niveau le plus élevé en près de quatre mois. Le cours EUR/HUF a démarré le week-end à 377,25. L’explication de cette apparente rupture de la corrélation de marché est à chercher dans les conditions réelles. La Hongrie est le pays de l’Union européenne où l'inflation est la plus élevée. En début d'année, celle-ci se trouvait à un record sur 27 ans de près de 26 %. En 2023, les salaires hongrois ont fortement augmenté. Mais même une moyenne annuelle provisoire de 14,2 % n’a pas suffi pour compenser les fortes hausses des prix. Le pouvoir d’achat réel des ménages hongrois a diminué. Et cela a pesé sur l’économie et, par conséquent, sur la devise. Le PIB hongrois se contracte depuis le troisième trimestre de l’année dernière. Mais la situation s'est récemment inversée et, depuis septembre, le pouvoir d’achat réel repart à la hausse grâce à cette forte désinflation. Il s’agit d’un pilier crucial de la reprise économique qui, selon les chiffres récemment publiés, ne cesse de se renforcer. Non seulement la Hongrie a échappé à la récession au deuxième trimestre (révision à la hausse à 0 % au lieu de -0,3 %), mais le PIB a gonflé de 0,9 % au cours du trimestre précédent.

Les salaires réels sont pour les ménages ce que sont les taux réels pour les investisseurs. L’inflation extrêmement élevée en Hongrie a poussé les investisseurs en forints vers la sortie. Avec un taux directeur à 13 %, impossible d'attirer qui que ce soit lorsque l'inflation est deux fois plus élevée. Le forint est donc passé d'un plancher à un autre jusqu’à ce que la banque centrale (MNB) intervienne avec un taux d’urgence temporaire de 18 %. En prévision de la désinflation et pour soutenir la reprise naissante de la croissance, la MNB a depuis démarré son cycle d’assouplissement. Le taux directeur actuel de 12,25 % offre à l’investisseur un taux d’intérêt réel positif de 2,35 %. En supposant que l'inflation continue de décélérer – nous nous attendons à environ 7 à 8 % en fin d’année -, les perspectives pour le forint (l'investisseur) ne semblent en principe pas du tout mauvaises...
mais ce serait sans compter sur les autorités monétaires hongroises.

La MNB a l'ADN d'une colombe monétaire, pour qui la croissance prime sur l’inflation. Les circonstances actuelles contraignent toujours la banque centrale à mener une politique monétaire suffisamment restrictive. Pour assurer un taux directeur réel positif. Mais pour la MNB, cela ne doit pas nécessairement aller jusqu'à l'extrême. Elle l’a d'ailleurs déjà prouvé en abaissant les taux plus que prévu en octobre (de 75 points de base à 12,25 %). Elle avait pu effectuer une telle intervention parce que l’inflation avait également baissé plus que prévu (12,2 % en septembre). Au vu de ce modus operandi, nous nous attendons à une forte baisse des taux de 100 pb, tant en novembre qu’en décembre. Le soutien relativement important dont bénéficie encore aujourd'hui le forint de la part des taux réels disparaîtra donc demain.

Bron: Bloomberg

Disclaimer:

Dit document is opgesteld door de KBC Economics - Markets desk en is niet opgesteld door de afdeling Research.  De desk bestaat uit Mathias Van der Jeugt, Peter Wuyts en Mathias Janssens, analisten bij KBC Bank N.V., die gereguleerd wordt door de Autoriteit voor Financiële Diensten en Markten (FSMA). Deze marktadviezen zijn het resultaat van een kwalitatieve analyse, waarin ruimte is voor ervaringen uit het verleden en persoonlijke beoordelingen. De standpunten zijn gebaseerd op de huidige marktomstandigheden en kunnen elk moment veranderen. De meest prominente input komt van publiek beschikbare gegevens, financieel nieuws, economisch en monetair beleid en courante technische analyses. De KBC Economics - Markets desk heeft redelijke inspanningen geleverd om deze informatie te verkrijgen uit bronnen die zij betrouwbaar acht, maar de inhoud van dit document is opgesteld zonder dat er een inhoudelijke analyse is gemaakt van deze bronnen. Er is niet beoordeeld of deze inzichten al dan niet geschikt zijn voor een bepaalde belegger. De meningen zijn onze huidige meningen op de datum die op dit materiaal staat en kunnen tegengesteld zijn aan eerdere aanbevelingen als gevolg van veranderde marktomstandigheden. De auteurs staan niet in voor de nauwkeurigheid, volledigheid of waarde (commerciële of andere) van dit document. Evenmin zijn de auteurs aansprakelijk jegens degenen die dit overzicht ontvangen voor de inhoud ervan of voor enig verlies of schade (hetzij uit onrechtmatige daad (inclusief nalatigheid), contractbreuk, schending van wettelijke of andere verplichtingen ) als gevolg van enig handelen of nalaten op basis van deze inhoud, evenmin voor enige vordering  tegen de auteurs met betrekking tot de inhoud van of de informatie in dit document. Eventuele meningen die hierin worden geuit, weerspiegelen het oordeel ten tijde van het opstellen van het overzicht en kunnen zonder voorafgaande kennisgeving worden gewijzigd. Gezien de aard van dit advies (gekoppeld aan valuta en rente) is het advies over het algemeen niet specifiek van aard.   Als zodanig is er geen verwijzing naar enig corporate finance contract en als zodanig is er geen 12 maanden overzicht op basis van de verschillende adviezen. Dit document is slechts geldig gedurende een zeer beperkte periode, als gevolg van de snel veranderende marktomstandigheden.

Gerelateerde publicaties

BoE droomt nog steeds van snelle renteknip

BoE droomt nog steeds van snelle renteknip

Verschillend signaal uit Zwitserland en Noorwegen

Verschillend signaal uit Zwitserland en Noorwegen

MNB schakelt over naar monetair finetunen

MNB schakelt over naar monetair finetunen

RBA zet de zaken op scherp

RBA zet de zaken op scherp